Dans une lettre officielle adressée au président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Yossi Fuchs précise que les arrestations d’étudiants de yéchiva freinent l’enrôlement et risquent de mener à une radicalisation dangereuse.
JDN
À l’approche des débats à la Knesset mardi prochain, le secrétaire du gouvernement, Yossi Fuchs, a publié une lettre officielle de soutien, au nom du gouvernement, concernant une proposition de loi visant à geler les procédures pénales contre les étudiants de Yechiva. La lettre, adressée au président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, le député Boaz Bismuth, met l’accent sur la vive inquiétude suscitée par la poursuite de la situation actuelle.
Dans sa lettre, Fuchs détaille les conséquences dangereuses de ces arrestations : elles ne favorisent pas l’enrôlement au sein du public orthodoxe (‘Harédi), mais agissent au contraire comme un repoussoir. Fuchs met en garde contre une rupture définitive du dialogue avec la communauté orthodoxe, déclarant que cela « pourrait D’ préserve mener à une guerre civile », à un moment particulièrement sensible, à quelques jours du début de la période de deuil de Bein HaMetzarim (les Trois Semaines). Le secrétaire note que c’est le conseiller juridique du gouvernement qui a ordonné à Tsahal de procéder à des arrestations fréquentes, ce qui a entraîné des coupes budgétaires et des restrictions pour ceux qui étudient la Tora.
Le gouvernement promeut une disposition temporaire afin d’instaurer un calme provisoire durant la prochaine période électorale : les arrestations seront gelées uniquement pour la durée des élections. Pendant cette période, un mécanisme de contrôle sera appliqué aux étudiants de Yechiva. Le gouvernement précise toutefois que cette disposition ne constitue pas une exemption du service militaire, et que Tsahal restera autorisé à envoyer des convocations et à faire appliquer l’obligation de se présenter aux centres d’enrôlement.
Cette démarche intervient parallèlement à l’avancement de la « Loi fondamentale : l’étude de la Tora » au sein de la commission de la Knesset, dans le but de permettre la poursuite du plan d’enrôlement des membres de la communauté orthodoxe sans provoquer une grave escalade sociale.


























