Katz se joint à la démarche orthodoxe : il réclame l’avancement du gel des arrestations de déserteurs jusqu’aux élections

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Après la lettre du secrétaire du gouvernement Yossi Fuchs et sur fond de pressions des partis orthodoxes, le ministre de la Défense Israël Katz s’est adressé au président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense pour demander de promouvoir une disposition temporaire gelant les arrestations d’étudiants de Yechiva pour une durée de trois mois. En parallèle, la Knesset a entamé les débats sur la « Loi fondamentale : l’étude de la Tora ».

Kol réga’ – Avraham Freund

Le ministre de la Défense, Israël Katz, a demandé ce matin (dimanche) la convocation d’un débat urgent au sein de la commission des Affaires étrangères et de la Défense afin de promouvoir une disposition temporaire. Celle-ci viserait à suspendre, pour une durée de trois mois (jusqu’à la date des élections), les arrestations d’étudiants de Yechiva soumis à l’obligation de conscription. Cette démarche intervient après que le secrétaire du gouvernement, Yossi Fuchs, a envoyé hier soir une lettre au président de la commission, le député Boaz Bismuth, exprimant son soutien à l’avancement d’un dispositif similaire.

Dans sa lettre, Katz a écrit qu’il convenait de faire avancer le débat sur cette disposition temporaire « à la lumière de la lettre du secrétaire du gouvernement, envoyée avec l’accord du Premier ministre ». Il a ajouté qu’il était nécessaire de définir précisément qui est considéré comme un étudiant de Yechiva dont « la Tora est l’occupation exclusive » (Torato oumanouto) et quelles conditions permettraient le gel de l’application de la loi à son égard.

Parallèlement, le ministre de la Défense a clarifié qu’il n’avait nullement l’intention d’interrompre l’application de la loi envers les réfractaires qui n’étudient pas la Tora. Selon le plan en cours d’élaboration, seul celui qui prouvera qu’il étudie effectivement de manière régulière dans une Yechiva sera inclus dans ce gel temporaire, qui sera assorti de mécanismes de supervision et de contrôle.

Cette initiative s’inscrit dans le contexte de la conférence de presse tenue hier soir par le Premier ministre Benjamin Netanyahou. Lors de son allocution, Netanyahou a soutenu que les arrestations d’étudiants de Yechiva nuisaient aux efforts d’enrôlement au sein de la communauté orthodoxe. Il a même décrit une situation où des arrestations auraient lieu directement au sein des Yechivoth, un scénario dont la réalité sur le terrain n’a pourtant pas été rapportée. Selon lui, de telles mesures éloignent les jeunes orthodoxes des parcours d’enrôlement et compliquent la coopération avec les dirigeants de cette communauté.

Dans la foulée des déclarations de Netanyahou, le secrétaire du gouvernement Yossi Fuchs a publié une lettre appelant à promouvoir un gel des arrestations limité dans le temps. Il argue que la récente vague d’arrestations n’a pas contribué de manière significative à augmenter le nombre de recrues, mais a au contraire approfondi la crise avec le public orthodoxe. Dans sa missive, Fuchs s’en est pris à la politique d’application de la loi, affirmant qu’elle était menée sans distinction suffisante entre les étudiants de Yechiva actifs et ceux qui n’étudient pas.

En marge des tractations autour du gel des arrestations, la Knesset a commencé à débattre de la « Loi fondamentale : l’étude de la Tora », portée par le président du parti Degel HaTorah, le député Moché Gafni. Au cours de la discussion, Gafni a déclaré : « À travers toute l’histoire du peuple juif, c’est l’étude de la Tora qui nous a protégés », ajoutant que le moment était venu d’accorder à l’étude de la Tora un statut constitutionnel dans l’État d’Israël.

La conjonction de ces démarches — le gel de l’application de la loi, la pression des partis orthodoxes et l’avancement de la Loi fondamentale sur l’étude de la Tora — témoigne des efforts déployés par la coalition pour parvenir à un arrangement avec les factions orthodoxes, alors que la question de la conscription demeure au cœur de l’agenda politique et public.

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