Autour de la table de Chabbath n°560 Béréchit
Ces divré Tora seront lus et étudiés pour la refoua cheléma de Sara bath Esther
AU COMMENCEMENT….
Puisque c’est le début de la lecture de la Tora, je parlerai d’un principe dans le judaïsme. On le sait, la Tora a été donnée aux hommes afin de se parfaire dans la vie de tous les jours. Grâce aux Mitsvoth, un homme aura la possibilité de devenir plus spirituel et de se rapprocher de son Créateur. Seulement depuis le début, les dés sont jetés. Les premiers mots de la Tora sont « Beréchith bara Elokim eth Hachamain veéth Haarets. »/Au commencement D’ a créé le ciel et la terre.
Or les Sages font une exégèse de ce verset, Beréchith/Au commencement. La base du mot est Réchith : le commencement. Or la Tora commence par Be-Réchit qui signifie « Dans » ou « Au » commencement. Or la lettre Beth a aussi une valeur numérique de 2 pour nous apprendre que ce monde a été créé pour deux « Rechith »/prémices. Il s’agit du Clall Israël (peuple juif) et de la Tora. C’est-à-dire que le monde, ses habitants bipèdes et quadrupèdes depuis la savane africaine jusqu’aux parcs zoologiques de Paris ou de New York… tout cela a été créé de la main généreuse du Ribono chel ‘Olam pour les besoins du peuple juif… Intéressant, non ? Seulement, si l’on considère ce simple raisonnement, on peut penser que tout ce beau monde a été créé pour le peuple juif sans aucune distinction de niveau de pratique dans la Tora. Donc Mister Lévy de New York, qui ne connaît absolument rien de la Tora si ce n’est l’air de Kol Nidré de Kippour, ou encore Monsieur Cohen de Paris qui ne connaît de tout son judaïsme que la sonnerie du chofar à la sortie du Kippour… Donc on aurait pu dire que c’est pour ce genre de personne que le monde a été créé, soit. Seulement les Sages nous informent que lorsque la Tora commence par Be-Réchith, c’est pour donner le diapason ! Le monde a été créé pour le peuple juif qui pratique la Tora c’est-à-dire les Mitsvoth et l’étude. Donc Mr Lévy de New York, s’il veut faire partie de cette grande fresque universelle, devra un beau jour se lever de bon matin et regarder le ciel de Manhattan avec les premiers rayons de soleil qui pointent à l’horizon et dire : « Oh, my G., c’est sûr qu’il y a Hachem dans ce monde. Il a créé toute cette magnifique harmonie afin que l’on se rapproche de Lui… Vite je vais aller dans un séminaire de Tora ».
D’après ce formidable développement, on comprendra aussi que les Avrékhim (Collemans) et les Bahouré Yechiva (élèves des Yéchivoth) sont les fers de lance de la communauté. Car ils donnent une raison pour que le monde tourne et qu’il ne dérape pas plus (et s’il existe des lecteurs qui pensent différemment, je serais très intéressé de connaître leurs intéressantes opinions. » Peut-être que ce monde a été créé pour que les kangourous d’Australie se développent en toute quiétude dans le désert du centre de cette grande île. Qu’en pensez-vous ?). D’après cela, il faudra faire comprendre à toutes les couches de la société juive depuis les derniers des mohicans gauchistes, aux libéraux réformistes et les sionistes laïques, qu’ils arrêtent de parler à tort et à travers de cette valeureuse frange de la société (les Avrékhim) qui s’épanchent chaque jour et pour certains les nuits à l’étude de la sainte Tora. Alors Hachem, dans Sa grande Miséricorde, nous ôtera nos masques afin de parler plus librement car cette fois on aura compris la grande leçon : fini les mauvaises paroles et la moquerie envers ces hommes d’exception.
Je voulais vous parler d’un autre sujet concernant la Paracha mais puisque ce premier sujet me tient à cœur je finirai par une anecdote véridique. Il y a près d’un siècle, un commerçant de la communauté d’Europe centrale faisait le commerce avec la très lointaine Chine (à l’époque c’était les biens manufacturés que la veille Europe exportait vers la Chine). Lors de l’un de ses séjours en Europe il décida de rencontrer le grand Tsadiq Talmid ‘Hakham, le ‘Hafets ‘Haïm (il résidait dans la ville de Radin en Lituanie et il décéda en 1933). Lors de sa rencontre, le saint homme lui demanda la situation de la communauté juive autochtone et il lui répondit que sur place il n’existait ni rav ni juge, donc ce n’était pas resplendissant. Le ‘Hafets ‘Haïm lui transmis alors quelques livres qu’il avait écrit pour renforcer les Juifs de la Gola dans la pratique. Puis le ‘Hafets ‘Haïm lui demanda : « Qu’en est-il des Chinois ? » Il répondit que cela faisait des mois qu’il n’était plus sur place, mais que lors de son départ il s’était déroulé une catastrophe nationale. Une gigantesque digue s’était effondrée, ravageant une province entière et faisant plus de 100 000 victimes… Le ‘Hafets ‘Haïm poussa un cri : « Quoi, des milliers de morts ! Quel cataclysme ! Je vais vite faire un discours à la Yechiva ! ». Le commerçant n’en revenait pas et dira : « Rabbi, je ne comprends pas. Lorsque j’ai parlé de la situation de la communauté, le rav m’a transmis quelques livres tandis que lorsque j’ai rapporté les informations qui touchent uniquement des autochtones qui sont pour la plupart des paysans incultes et certains même idolâtres, le rav a poussé un cri ! » Le ‘Hafets ‘Haïm dit : « Je te répondrai par une image, mais avant dis-moi : combien y a-t-il d’habitants à Varsovie ? Un million. Parmi cette population combien de personnes de la communauté, et combien de gentils ? 30% Juifs et le reste sont gentils. « Maintenant », continua le ‘Hafets ‘Haïm, « si un homme monte sur une estrade sur la grande place de Varsovie et commence à haranguer la foule en yiddish, d’après toi à qui s’adressera son pamphlet ? Bien sûr uniquement aux gens de la communauté, car qui parmi la population autochtone connaît le yiddish ? Pareillement pour ce qui s’est passé en Chine. C’est Hachem qui a causé cette catastrophe afin que nous, Son peuple, nous réveillons vers une meilleure pratique, car c’est la manière dont parle le Boré ‘Olam dans ce monde, à travers des événements qui peuvent secouer les Juifs. C’est uniquement son peuple qui comprend son langage ! »
Fin de ces paroles très intéressantes. Et pour nous, cher lecteurs de 2026, si le monde a vécu cette année des séries de catastrophes, c’est certainement parce que la communauté, et que chacun d’entre-nous, a des choses à (par) faire…
LE SIPPOUR
Comment rendre l’âme à son propriétaire…
Cette semaine je vous propose un sippour impressionnant qui, je pense, est lié avec les journées de jugement que nous venons juste de passer.
Il s’agit d’une jeune famille ‘hilonith qui vit en Terre sainte. Le concept « ‘Hiloni » est difficile à comprendre alors que cette terre tant convoitée nous a été donnée par le Boré ‘Olam afin d’y accomplir la Tora et les Mitsvoth. Seulement l’histoire du Clall Israël de ces dernières décennies (depuis 180 ans) s’est grandement transformée et une bonne partie de la communauté est devenue, par force des choses, éloignée du judaïsme.
Il s’agit donc d’une famille qui appartient à la haute société israélienne. Parmi leurs enfants ils ont leur aîné qui a fait une grande Techouva tandis que leur fille (qu’on appellera Sara) n’a pas du tout pris la même route. Après avoir fini son service militaire et des études supérieures (payées par les parents), elle décide de partir voir ce qui se passait en Inde. Beaucoup de ses amies partent d’ailleurs vers ces lointaines contrées, seulement Sara a une recherche spirituelle (ndlr : c’est lié avec son âme juive qui ne trouve de repos dans la vie sans aucun sens qui lui avait été inculqué jusqu’à présent) … Elle ira beaucoup plus loin que ses amies, et fit, malheureusement, l’expérience des Ashrams (centre de méditation) sur les hauteurs de Katmandou. Sa recherche est spirituelle, et ces nouveaux modes de penser l’attirent. Elle fit table rase de son, très faible, bagage spirituel qu’elle avait reçu de ses parents. Seulement, et c’est le point malheureux, alors qu’il existe en Terre sainte des dizaines d’endroits qui pouvaient lui ouvrir d’autres horizons, le public éloigné, dont elle fait partie, tourne dos au monde orthodoxe et préfère chercher son bonheur vers le grand Orient et recherche des réponses aux questions fondamentales que la vie pose : pourquoi suis-je née ? Qu’elle est le but de mon passage sur terre ? Sara ira jusqu’au bout de ces envies : elle boira avidement tout ce qu’on lui propose et le clou du spectacle (déjà bien désastreux) : elle s’était éprise du grand gourou (chef spirituel de la secte) et devait se marier avec lui (deux fois plus âgé qu’elle, tant qu’à faire).
En Erets, les parents étaient affolés vis-à-vis de leur fille. Voyant cela, son grand frère religieux (Ron) décida de tout faire pour la retrouver. Il prit l’avion et se retrouva rapidement en plein cœur de l’Inde. Il fit une recherche approfondie jusqu’à ce qu’il la repère dans un des Ashrams connus de la région (ndlr j’ai entendu qu’une bonne partie (30%) des touristes qui se trouvent dans ces centres de méditation, sont des Juifs de naissance. À cogiter…). Il semble aussi qu’il n’y avait pas eu encore les fontes de neiges qui ont englouti une bonne partie de ces centres perchées dans les montagnes…
Ron retrouve Sara et essaye de percer son cœur bien obstrué : « Comment peux-tu couper tout lien avec tes parents et avec le judaïsme ? » Cependant Sara restait sur sa décision. Elle devait même faire l’irréparable : se convertir avant de se marier avec le big gourou…! (À écrire ces lignes toute personne sensée doit avoir un haut le cœur.). Ron ne perdit pas son sang-froid pour autant et dit : avant que tu fasses cela, vient en Erets rencontrer et saluer une dernière fois nos parents, c’est eux qui t’on éduquée, tu leur doit bien cela ! Sarah réfléchit à deux fois et donna son aval. Elle vint en Erets avec son billet retour pour une courte période et les rencontra. Elle expliqua sa volonté d’épouser le gourou et de faire sa vie du côté de l’Hymalia. Les parents étaient dans tous leurs états (finalement ils l’avaient éduqué pour une vie normale, en Erets étant juifs de père et de mère…). Ron entre temps prit contact auprès de son rav afin qu’il intervienne. Le rav avait l’habitude de donner un mini-cours entre les deux prières (Minha/’Arvit) à la synagogue. Ron lui demanda d’axer son discours afin qu’il puisse faire réfléchir sa sœur (Sara n’était pas au courant du stratagème). Le lendemain, Ron arrive à la synagogue pour prier Minha/’Arvit accompagné de sa sœur qui l’attend dans la Ezrath Nachim. Or, par manque de chance, ce même jour le rav a un empêchement et ne put se rendre à la synagogue ! A sa place un simple fidèle se lève et prend un Kitsour (résumé de Halakhoth). Il dit à haute voix un passage sur la Mitsva de Hachavath ‘Avéda (rendre l’objet perdu à son propriétaire). Ron est chaviré, il avait tant espéré de cette rencontre. Après avoir exposé succinctement les lois, le quidam finit son cours par : « Parfois, Hachem organise qu’un homme perd un objet afin de donner du mérite à celui qui le trouve afin que ce dernier fasse la Mitsva de Hachavath ‘Avéda ». Le lendemain Sara repart vers les Indes, Hachem yichmor…
Quelques bonnes semaines passèrent. Puis soudainement le téléphone sonna dans la maison des parents éprouvés, au bout du fil c’est Sara qui dit : « Je REVIENS AU BERCAIL ! » Les parents n’y croyaient pas et lui envoyèrent de suite l’argent pour payer son retour. Le surlendemain Sara est à la maison ! Les parents sont fous de joie de retrouver leur fille et font un magnifique repas de bienvenue à leur fille. Ils invitent tous leurs amis à fêter la bonne nouvelle. Le repas se passe dans la joie, seulement Sara reste silencieuse, jusqu’à ce qu’elle prenne la parole. Elle se lève et éclate en sanglots. Elle dit en pleurs : « Quand je suis retournée la dernière fois en Inde, j’étais prête à me marier avec le gourou. Seulement quelques jours avant la cérémonie nous étions ensemble en train de marcher dans les environs de l’Ashram. Puis d’un coup mon futur mari voit sur les bas-côtés un gros portefeuille au sol. Le gourou se baissa prestement, ouvre l’objet précieux et découvre 3000 dollars en petite coupure, plusieurs cartes de crédit américaines ainsi qu’un passeport, numéro de téléphone. Il était tombé de la poche d’un des nombreux touristes qui sillonnent la région. Ces yeux s’illuminèrent et il mit le magot sous sa grosse djellaba rose (n’est-ce pas?). Sarah était très étonnée de l’action de son futur époux. Elle lui dit : peut-être qu’il appartient à un touriste américain qui est complètement chaviré de sa perte ? Le gourou répond de toute sa grandeur spirituelle : « Si dieu me l’a mis devant moi (cette fois mes fins lecteurs ont remarqué que je n’ai pas mis un D majuscule pour signifier D.ieu car dans ces lointaines contrées ces iconoclastes de premières servent toutes sortes d’idoles et de forces magiques et n’ont pas la foi en le D.ieu unique Qui a créé le ciel et terre etc, etc..), c’est la preuve que c’est mon Mazal, destin, donc cela m’appartient ! » Sara ne se laisse pas faire (c’est une fille juive tout de même…). « Je ne comprends pas, les élèves de ta secte se cotisent mensuellement et te donnent une bonne partie de leurs économies. Tu es déjà plusieurs fois millionnaire avec des comptes un peu partout sur la planète… Donc pourquoi tu ne rends pas ce portefeuille à son propriétaire qui est dans tous ses états ? Pourquoi tu ne veux pas faire du bien à ton prochain? » Le gourou met fin froidement la discussion : ‘Laisse tomber, c’est mon Mazal, dieu m’aime ! » Les mots de son prince habillé tout en rose avec ses pendentifs charmant lui percent le cœur car elle se souvint du cours qu’elle avait entendu en Erets juste avant son départ : « Des fois Hachem fait perdre un objet à une personne pour faire mériter à celui qui le trouve la Mitsva de lui rendre »… Tout objet trouvé doit être examiné afin de savoir s’il n’y a pas un quelconque indice sur l’identité du propriétaire. Le fait, que son prince charmant, pas si spirituel, montre à la galerie qu’il cherche encore l’appât du gain (alors qu’il est le guide spirituel de centaines d’élèves…) firent réfléchir à deux fois Sara sur ce qu’elle gagnait de rester en Inde alors que la Tora lui indiquait la voie à suivre. Dès le lendemain elle appela ses parents et les informa qu’elle avait fini son parcours des hautes montagnes… Elle préférait, et de loin, revenir à la pratique juive et se rapprocher du vrai Ribono chel ‘Olam. Sara devint une véritable ba’alath techouva.
Fin de l’histoire véridique qui vient nous apprendre plusieurs choses. L’âme juive est assoiffée de vérité et Hachem n’abandonne personne.
Chabbath Chalom et ‘Hatima tova pour les Rabbanim, Avrékhim, Ba’houré Yechiva, mes lecteurs et TOUT LE CLALL ISRAËL, si D’ le veut
David GOLD
Tél. : 972 55 677 87 47
E-mail : dbgo36@gmail.com
Une Berakha de longue vie à Alain Eli ben Jeanette Zaïza
Une refoua cheléma à Zohara Tova bath Sim’ha Malka parmi les malades du Clall Israël.




























