Si son mandat a surtout été marqué par des textes controversés et par les affrontements autour de la réforme judiciaire, plusieurs lois à portée sociale ont directement modifié les droits et les aides accordés aux citoyens, d’’autres, sont restées bloquées.
Plusieurs textes liés au 7-Octobre sont restés en suspens. Le plus emblématique concerne la commémoration nationale du massacre du 7 octobre 2023 qui devait fixer le cadre officiel des cérémonies et créer une autorité chargée de développer des projets mémoriels. Le projet a donné lieu à de longues discussions, notamment avec les familles endeuillées. Le bureau du Premier ministre souhaitait éviter le terme de « massacre » et mettre davantage l’accent sur les actes d’héroïsme. Un compromis avait finalement été trouvé autour de l’intitulé : « Loi sur la mémoire du massacre et la commémoration de l’héroïsme, le 22 tichri, jour de Sim’hath Tora – 7 octobre ». Malgré son adoption lors des premières lectures, le texte n’a pas obtenu l’approbation définitive nécessaire.
Plusieurs propositions destinées aux proches des otages n’ont pas non plus abouti. Elles prévoyaient notamment des allocations d’adaptation pour les membres des familles et une reconnaissance plus large de leurs droits. Ces textes bénéficiaient pourtant d’un accord de principe entre la coalition et l’opposition.
Autre dossier resté bloqué : la loi sur la continuité familiale, portée par la députée Merav Ben Ari. Le texte devait encadrer l’utilisation du sperme d’une personne décédée à des fins de procréation et permettre aux familles de soldats tombés au combat d’engager cette procédure. Après treize débats parlementaires, la proposition n’a pas été soumise au vote en première lecture, notamment en raison des objections juridiques et halakhiques soulevées par le parti Sionisme religieux.
La loi sur les autorités métropolitaines, destinée à améliorer les transports publics en transférant une partie de leur gestion aux collectivités locales, n’avait pas non plus été adoptée à la clôture de la session. Elle pourrait toutefois être examinée lors d’une séance spéciale organisée pendant les vacances parlementaires.
Selon le bilan dressé à l’issue du mandat, plusieurs de ces textes sociaux ont été relégués au second plan en raison des priorités politiques de la coalition, des conflits ayant paralysé la séance plénière et, notamment, du boycott mené par les partis orthodoxes. Dans les derniers jours, la coalition a surtout concentré ses efforts sur des textes liés à ses propres priorités politiques et à la réforme du système judiciaire.


























