Changement des règles du jeu : adoption de la loi qui obligera l’Autorité palestinienne à payer des centaines de millions de shekels pour les dommages liés au terrorisme

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Tournant économique face à l’Autorité palestinienne (AP) : la Knesset a définitivement approuvé la loi sur la déduction des fonds du terrorisme. Selon cette loi sans précédent, le montant des dommages causés par le terrorisme sera directement déduit des fonds de compensation fiscale (fonds de dédouanement) de l’Autorité palestinienne. Le député Boaron : « L’AP paiera pour les dommages qu’elle a causés, le sang d’Israël n’est pas de confession abandonnée. »

JDN

La plénière de la Knesset a approuvé aujourd’hui en deuxième et troisième lectures le projet de loi du député Avichay Boaron, marquant un changement significatif dans le rapport de force économique face à l’Autorité palestinienne. La loi a été adoptée à une majorité de 29 députés pour et 5 contre.

La nouvelle loi stipule pour la première fois que l’État d’Israël déduira directement des recettes fiscales transférées à l’Autorité palestinienne le coût des dommages causés par les attentats terroristes, pour un montant estimé à plusieurs centaines de millions de shekels chaque année.

Selon le texte voté aujourd’hui, le Comité ministériel pour les affaires de sécurité nationale (le Cabinet politico-sécuritaire) prélèvera chaque année des sommes sur les fonds de dédouanement transférés à l’Autorité palestinienne. Le montant exact de la déduction se basera sur un rapport annuel soumis par le ministre des Finances, détaillant les dépenses suivantes payées l’année précédente :

  • Les versements de l’Assurance Nationale (Bitua’h Leumi) : Les allocations versées aux victimes d’actes d’hostilité pour les dommages corporels. Les fonds versés par le fonds d’indemnisation de l’Autorité fiscale pour les dommages de guerre et les biens matériels.

  • Plaintes et dettes en suspens : Les montants des dommages-intérêts accordés par les tribunaux au profit des victimes du terrorisme (y compris en vertu de la loi sur les dommages-intérêts exemplaires) et les dettes d’indemnisation non encore versées aux victimes d’infractions.

La déduction sera ciblée sur les actes d’hostilité commis par des terroristes auxquels l’Autorité palestinienne verse des allocations ou des compensations financières à eux ou à leurs familles en lien avec le terrorisme.

La loi établit une hiérarchie claire pour l’utilisation des fonds déduits :

  1. Priorité aux familles des victimes : Les fonds serviront d’abord à régler les dettes d’indemnisation envers les victimes d’actes terroristes ou à renflouer la caisse d’indemnisation destinée aux victimes ayant poursuivi l’Autorité palestinienne en vertu de la loi sur les dommages-intérêts exemplaires.

  2. Le surplus à l’État : Ce n’est qu’après la couverture totale des besoins des familles et des victimes du terrorisme que le solde des fonds prélevés sera versé au Trésor public.

Le député Avichay Boaron a déclaré après le vote qu’il s’agissait d’un levier de pression considérable entre les mains du Cabinet politico-sécuritaire face à l’Autorité palestinienne :

« C’est la loi la plus simple et la plus juste qui soit. L’Autorité palestinienne a choisi pendant des années d’encourager le terrorisme, et il est temps qu’elle en assume les conséquences. L’Autorité, qui est responsable de ces dommages par procuration, n’avait jamais été jugée et personne ne lui avait réclamé des comptes pour les dégâts qu’elle a causés. Cette loi dit à l’Autorité : vous causez des dommages, nous allons vous facturer cet argent. Le sang et les biens d’Israël ne sont pas de confession abandonnée. »

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