Dramatique | Le Premier ministre britannique en direct : « J’ai annoncé ma démission au roi »

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Après que plus de cent membres du parti lui ont publiquement demandé de céder sa place, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé qu’il démissionnait de ses fonctions : « Je démissionnerai de mon poste de chef du Parti travailliste (Labour), mais je continuerai à assumer les fonctions de Premier ministre jusqu’à la nomination de mon successeur » 

Kol réga’ – Yanki Farber

Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a annoncé devant la résidence du Premier ministre au 10 Downing Street qu’il démissionnait de ses fonctions de président du Parti travailliste et, par conséquent, de son poste de Premier ministre.

« Les membres du parti ont fait entendre leur voix, et je leur réponds de bonne grâce. Je démissionnerai de mon poste de chef du Parti travailliste, mais je continuerai à assumer les fonctions de Premier ministre jusqu’à la nomination de mon successeur. J’en ai informé le Roi. »

Starmer démissionne moins de deux ans après avoir mené le Parti travailliste à une victoire écrasante lors des élections, ramenant le parti au pouvoir après 14 ans de gouvernance conservatrice. Sa démission fait suite à une chute brutale de sa popularité dans l’opinion publique.

Reuters a rapporté le week-end dernier que plus de 100 députés du parti – représentant environ un quart de tous ses représentants au Parlement – ont publiquement appelé Starmer à quitter son siège ou, à tout le moins, à présenter un calendrier clair pour son départ.

Le bouleversement politique autour du Premier ministre a atteint son point d’ébullition vendredi, avec l’élection de son rival acharné, Andy Burnham, en tant que membre du Parlement. Cette étape ouvre à Burnham la voie juridique et politique pour briguer officiellement la direction du parti.

Burnham, qui a acquis une immense popularité et un poids politique considérable au cours de son mandat de maire du Grand Manchester, est perçu depuis longtemps par de nombreux membres du Labour comme le successeur naturel de Starmer – que ce soit par une passation de pouvoir consentie ou par un affrontement frontal pour la direction. Bien que Burnham n’ait pas encore officiellement déclaré sa candidature, il a déjà lancé de lourdes insinuations lors de son discours de victoire, s’engageant à présenter une « nouvelle voie » pour le Royaume-Uni.

Rappel des crises internes et de la tempête du « Pas prêt à démissionner »

Récemment encore, à la suite de la découverte d’un scandale politique impliquant plusieurs de ses conseillers les plus proches, le Premier ministre s’est retrouvé sous le feu des critiques. À l’époque, Starmer s’était battu et avait déclaré fermement qu’il n’était « pas prêt à démissionner », tentant de repousser les appels croissants à sa démission de la part des députés travaillistes.

Une politique étrangère controversée

Parallèlement aux crises internes, Starmer a également essuyé de vives critiques sur la scène internationale. L’une des plus grandes polémiques a éclaté après que le Premier ministre a publiquement félicité un activiste égyptien ayant publié par le passé des messages de haine appelant au meurtre de Juifs.

Les sondages et le plan pour un État palestinien

Les décisions politiques de Starmer ont également créé une rupture entre lui et une grande partie de l’opinion publique britannique. Son intention déclarée d’amorcer un processus de reconnaissance d’un État palestinien s’est heurtée à une forte opposition populaire. Des sondages menés dans le Royaume ont montré que la majorité des Britanniques s’opposaient à cette démarche, en particulier tant que le Hamas contrôlait la bande de Gaza et détenait des otages, ce qui a accentué le sentiment de déconnexion vis-à-vis de son leadership.

Ces crises successives, qui se sont accumulées, ont créé un terrain fertile pour la rébellion actuelle au sein du Parti travailliste, conduisant un quart de ses députés à exiger son remplacement immédiat par Andy Burnham.

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