« Flottille pour Gaza » : la France enquête pour « tortures » et « crime de guerre »

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Le parquet national antiterroriste français a ouvert une enquête pour « tortures » et « crime de guerre » après un signalement du gouvernement.

i24NEWS
Discours de Jean-Noël BarrotScreenshot/ X/Jean-Noël Barrot

Le parquet national antiterroriste (PNAT) français a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête pour « tortures » et « crime de guerre » après un signalement transmis par le gouvernement français concernant le traitement réservé à des ressortissants français ayant participé à une flottille à destination de Gaza.

Cette décision intervient quelques jours après l’annonce du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui avait saisi la justice française au sujet des mauvais traitements présumés infligés à plusieurs militants français interpellés par les autorités israéliennes lors de leur arrestation en mer.

L’affaire s’inscrit dans le contexte des tentatives répétées de flottilles pro-palestiniennes visant à rejoindre la bande de Gaza malgré le blocus maritime imposé par Israël. Les autorités israéliennes justifient ce dispositif par des impératifs de sécurité et la nécessité d’empêcher l’acheminement d’armes ou de matériel pouvant bénéficier aux organisations terroristes opérant dans le territoire.

L’ouverture de cette enquête ne préjuge en rien de l’existence d’infractions pénales. Elle vise à déterminer les circonstances exactes de l’interception du navire, les conditions de détention des militants concernés et la nature des actes dénoncés par les plaignants.

Cette procédure pourrait toutefois raviver les tensions diplomatiques déjà vives entre Paris et Jérusalem autour de la guerre à Gaza. Les autorités israéliennes contestent régulièrement les accusations formulées à leur encontre concernant leurs opérations militaires et les mesures de sécurité mises en œuvre dans le cadre du conflit.

L’enquête devra désormais établir si les faits dénoncés relèvent effectivement des qualifications particulièrement graves de « tortures » ou de « crime de guerre » retenues par le parquet antiterroriste français.

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