Donald Trump a exprimé son mécontentement face à la manière dont Israël mène ses opérations contre le Hezbollah. Il a suggéré que les Syriens pourraient s’en charger, laissant entendre que nous n’allions pas assez vite ni assez loin.
Cette remarque met en lumière une réalité cruelle : lorsque d’autres acteurs régionaux agissent sans retenue, le monde observe un silence complice. Aucune exigence de proportionnalité, aucune invocation du droit international, aucune leçon de morale ne leur est adressée.
Israël, en revanche, se voit imposer des standards éthiques et des contraintes opérationnelles que nul autre pays en guerre n’accepterait.
Cette hypocrisie a assez duré. La phrase de Trump elle-même le démontre avec force : si même un allié déclaré juge que nous n’allons pas assez vite, cela prouve que nous devrions, dès le premier jour de tout conflit, conduire nos combats en faisant fi des exigences incessantes des nations. Ces contraintes, qui limitent la liberté d’action de Tsahal, mettent inutilement nos soldats en danger. De toute façon, nous serons critiqués. Autant défendre notre peuple avec la détermination pleine et entière que notre survie exige.
C’est précisément dans ce contexte que les insultes de Trump envers notre 1er Ministre et sa déclaration supplémentaire selon laquelle : « Si ce n’était pas moi, Israël n’existerait pas aujourd’hui, et tout homme doté de bon sens en Israël le sait » sont encore plus révoltantes.
Lorsque Donald Trump prononce ces paroles, il commet une erreur fondamentale. Israël n’a pas été sauvé par un président américain, aussi bienveillant soit-il. Nous gardons pourtant une profonde gratitude pour tout ce qu’il a accompli en faveur d’Israël : le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le Golan, et la reconnaissance de la légalité des implantations en Judée-Samarie … Ces décisions historiques ont marqué un tournant et nous les saluons avec reconnaissance.
Cependant, nous ne recevrons aucune exigence d’un Trump d’aujourd’hui qui capitule face au régime des mollahs. Israël existe par la volonté souveraine de l’Éternel. Nous avons traversé les millénaires, résisté à tous les empires qui ont cherché à nous anéantir. Nous avons frappé l’Iran en premier, sans attendre l’approbation ou l’aide extérieure. Trump s’est rallié par la suite, mais notre existence ne repose ni sur la bonne volonté d’une administration, ni sur aucun allié terrestre.
Israël est éternel.
Notre existence repose sur l’Alliance sacrée avec l’Éternel, Celui qui a choisi ce peuple pour être Sa lumière parmi les nations. Nous vivons, nous résistons et nous vaincrons parce que nous sommes le peuple de l’Alliance. « Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront » (Genèse 12:3). Ceux qui soutiennent Israël en sont bénis. Ceux qui l’insultent, qui s’attaquent à son Premier ministre ou qui cherchent à limiter sa légitime défense, s’exposent à l’autre face de cette promesse divine.
Les attaques verbales contre notre leadership ne sont pas anodines : elles blessent l’ensemble du peuple juif et trahissent une méconnaissance profonde de la nature unique d’Israël. Nous ne sommes pas une nation ordinaire. Nous sommes le seul peuple à avoir survécu à tous ses persécuteurs, porté par une promesse qui transcende l’Histoire humaine.
Quels que soient les vents politiques, les fluctuations d’amitié ou les critiques, une certitude demeure : l’éternité d’Israël ne sera jamais démentie. Nous assurerons notre sécurité, avec ou sans appui extérieur, car notre véritable Bouclier n’est pas à Washington, mais dans les cieux.