Itamar Ben-Gvir au chef de la police Danny Levy : « J’envisage de limoger le commandant du commissariat de Bené Brak suite à l’évacuation violente sur la Route 4 »

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Le ministre de la Sécurité nationale a adressé une lettre cinglante au commissaire général de la police suite aux images de la manifestation de la « Faction de Jérusalem » sur la Route 4. Ben-Gvir exige des sanctions rigoureuses contre tout policier ou commandant ayant enfreint les procédures, et précise qu’il examine la possibilité d’exclure définitivement de la police le commandant du commissariat de Bené Brak.

Kol réga’ – Avi Gadlović

La tempête autour de la dispersion de la manifestation de la « Faction de Jérusalem » (Peleg Yerushalmi) sur la Route 4 ne faiblit pas : le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a envoyé ce matin une lettre au chef de la police, le commissaire général Danny Levy, dans laquelle il exige une enquête approfondie sur le comportement des forces de l’ordre durant les événements. Dans sa missive, Ben-Gvir réclame des mesures sévères contre les personnes impliquées.

Dans son courrier, Ben-Gvir fait référence aux vidéos diffusées après la manifestation, dans lesquelles on voit de présumés policiers lancer des grenades assourdissantes au mépris des règlements, faire usage d’une force excessive envers les manifestants et humilier des citoyens lors de la dispersion du rassemblement.

Le ministre affirme qu’il s’agit d’images nécessitant une vérification approfondie et des sanctions rigoureuses contre quiconque s’avérerait avoir agi à l’encontre des ordres et des procédures. Selon lui, parallèlement au soutien total qu’il accorde aux policiers de la police israélienne qui œuvrent au maintien de l’ordre public, il n’y aura aucune tolérance envers des comportements illégaux ou un usage disproportionné de la force.

Dans une démarche particulièrement inhabituelle, Ben-Gvir a annoncé qu’il envisageait de faire usage de son autorité légale pour exclure définitivement de la police israélienne les policiers et les commandants impliqués dans l’incident, si l’enquête venait à confirmer que de graves manquements ont effectivement été commis.

Le ministre a notamment souligné que cette option était également à l’étude concernant Yuval Shavit, le commandant du commissariat de Bnei Brak-Ramat Gan, qui se trouve au cœur des critiques suite à ces événements.

La déclaration de Ben-Gvir intervient après les vives critiques du public concernant la gestion de la dispersion de la manifestation par la police. Les images filmées sur place, montrant des manifestants blessés et contusionnés après l’évacuation, ont suscité une grande colère au sein de la rue orthodoxe.

Le ministre devrait tenir dès cette semaine une réunion d’urgence avec toutes les parties concernées, à l’issue de laquelle il sera décidé si des mesures disciplinaires et individuelles seront prises contre les personnes impliquées.

« Mon devoir est de soutenir les policiers qui agissent pour la sécurité du public », a écrit Ben-Gvir dans sa lettre au chef de la police, « mais aussi d’agir avec fermeté lorsque des policiers franchissent la ligne et s’en prennent aux citoyens. Personne n’est au-dessus des lois, et les commandants devront eux aussi rendre des comptes pour leurs actes. »

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