La famille inquiète s’est tournée vers de nombreux responsables pour tenter d’obtenir sa libération, mais il s’est avéré que cela était impossible, car étant né en Ukraine, il est soumis à l’obligation militaire selon la loi. Après avoir été détenu dans un camp de détention près d’Odessa, il a été décidé de l’affecter, en fonction de sa profession civile de médecin, dans une unité militaire près de Kharkiv, loin du front.
Kol réga’ – Yanki Farber
Jonathan Karlinsky, un ‘hassid de Breslav âgé de 49 ans originaire de Beitar Illit, arrêté il y a dix jours à la frontière entre l’Ukraine et la Roumanie par l’armée ukrainienne alors qu’il tentait de rentrer en Israël après un séjour à Ouman pour Roch Hachana, se trouve dans un camp de détention près d’Odessa. Il sera prochainement affecté, conformément à sa profession civile de médecin, dans une unité militaire située près de la ville de Kharkiv, dans le nord-est du pays. La communauté juive pourvoit à tous ses besoins, rapporte aujourd’hui la Fédération des communautés juives d’Ukraine (FJCU).
M. Karlinsky, né en Ukraine et détenteur de la nationalité israélienne, s’était rendu à Ouman pour Roch Hachana. Lors du contrôle des documents à la frontière, il s’est avéré qu’il était soumis à la conscription obligatoire. Il a été immédiatement arrêté par la police militaire ukrainienne, et tout contact avec lui a été coupé.
Sa famille inquiète s’est empressée de contacter plusieurs intervenants pour obtenir sa libération, mais il est apparu que cela était impossible en raison de son statut de citoyen né en Ukraine soumis à la loi sur la mobilisation. Des vérifications complémentaires ont également infirmé les prétentions selon lesquelles il serait père de six enfants — ce qui lui aurait donné droit à une exemption réservée aux pères d’au moins trois enfants —, puisqu’il n’a en réalité qu’une seule fille.
Il y a environ une semaine, les autorités militaires ont informé la Fédération que M. Karlinsky se trouvait dans un centre de détention pour déserteurs à Odessa. En coopération avec le rav Shneor Vigler, émissaire ‘habad à Odessa, et avec l’aide du Grand rabbin de la ville et du sud de l’Ukraine, le rav Avraham Wolff, de la nourriture casher lui a été fournie et ses droits ont été vérifiés.
L’organisation a informé l’avocat de la famille, Me Shlomo Hadad, que M. Karlinsky ne manque de rien et qu’il sera bientôt affecté comme médecin dans une unité militaire stationnée dans la région de Kharkiv. Il ne sera pas déployé en première ligne sur le front, mais dans une base arrière située à plusieurs dizaines de kilomètres des zones de combat. Des responsables militaires ont transmis une vidéo dans laquelle M. Karlinsky affirme qu’il va bien et qu’il est traité de manière équitable.
La Fédération a déclaré : « Nous avons tenté d’intercéder pour sa libération, mais cela n’était pas réalisable. Ses compétences médicales et le manque croissant de personnel soignant dans l’armée ukrainienne font qu’ils ont grandement besoin de lui. De plus, il a accompli son service militaire dans l’armée ukrainienne par le passé, avant de faire techouva et de monter en Israël, ce qui fait qu’il est considéré comme mobilisable par les autorités. Nous avons veillé à lui fournir de la nourriture casher pour la semaine, pour le Chabbath, pour le repas d’avant-jeûne de Yom Kippour et pour la sortie du jeûne. Nous lui avons également apporté un livre de prières et les quatre espèces pour la fête de Souccoth. »
Le président de la Fédération des communautés juives d’Ukraine, le rav Meir Stambler, a ajouté : « L’Ukraine traverse une guerre très dure. Chaque citoyen ukrainien est sollicité et il n’est pas possible d’obtenir d’exemptions. M. Karlinsky ayant exprimé le souhait de ne pas porter d’armes pour des raisons religieuses, les autorités ont accédé à sa demande en l’affectant comme médecin. Peut-être pourrons-nous plus tard l’intégrer au aumônerie militaire de l’armée ukrainienne. »



























