Le rabbi de Kalov, par. ‘Ekev : L’importance de préserver les règles de la sainteté lors des mariages

0
10

«Tu seras béni entre tous les peuples ; parmi toi, aucun sexe ne sera stérile » (Devarim 7,14).

Lorsque mon vénérable ancêtre, rabbi Yits’hak Eizik de Kalov, que son mérite nous protège, obtint le poste de président du tribunal rabbinique de la ville de Kalov et sa périphérie, il constata qu’une grande entrave à la Loi régnait : lors des mariages, hommes et femmes dansaient ensemble. Il comprit que c’était le facteur qui avait entraîné la chute spirituelle qui régnait alors dans ce lieu.

Il annonça aussitôt aux responsables de la ville son désir de participer à chaque mariage, du début à la fin. À cet effet, il instaura qu’on ne célébrerait pas deux mariages le même soir. Il consacra son temps précieux à participer à chaque mariage, où il dirigeait toutes les danses. Il surveillait ainsi lui-même l’absence de mixité. Grâce à cela, il réussit à instaurer un changement positif dans toute la ville et ses environs. Par ce mérite, il réussit également à les faire réussir sur le plan matériel.

À ce sujet, le Rambam (Hilkhoth Chvitath Yom Tov 6,21) déclare : « Le Beth Din est tenu de placer des policiers qui circulent dans les jardins et les vergers, ainsi qu’au bord des fleuves, pour vérifier que des groupes d’hommes et de femmes ne se rassemblent pas pour manger et boire ensemble et soient conduits à fauter. Ils mettront en garde le peuple entier de ne pas se mélanger lors d’une célébration, et d’éviter l’influence du vin pour éviter qu’ils ne tombent dans la faute. » Ces propos sont mentionnés à titre de Halakha dans le Choul’han Aroukh.

Les ouvrages sacrés mentionnent que cette mise en garde est impérative également à chaque Chabbath et aux autres périodes de loisir, comme sur les lieux de villégiature. Dans la même veine, il nous incombe d’envoyer les enfants uniquement dans des colonies où règne une pleine séparation entre garçons et filles.

Les justes de toutes les époques nous ont également mis en garde à ce sujet dans toutes les situations de loisir et de célébration, et en particulier lors des mariages. C’est en effet à ce moment-là que le yetser hara’ a l’usage d’inciter l’homme à commettre de graves transgressions par la mixité, comme l’indique le Michna Beroura.

Certains font l’erreur de penser qu’on peut se montrer indulgent sur le grave interdit de mixité entre hommes et femmes, estimant embellir ainsi la mitsva de réjouir le ‘hatan et la kalla, etc.

Mais, en vérité, telle est l’approche des chrétiens et autres nations, qui se conduisent suivant la règle de : « La fin justifie les moyens. » Mais l’approche du judaïsme est différente. de la même manière qu’il est interdit de dérober une Matsa dans le but d’accomplir la Mitsva de consommer la Matsa, car une Mitsva effectuée à l’aide d’une Matsa volée répugne à Hachem, de même, Il abhorre toute Mitsva impliquant des moyens interdits, tels que la débauche.

Dans le Séfer ‘Hassidim, l’auteur écrit qu’en cas de débauche à un mariage, on doit renoncer à la Mitsva de réjouir les mariés et s’abstenir d’y participer.

Les décisionnaires affirment qu’en un lieu de débauche, on ne dira pas la phrase Chéhasim’ha bimé’ono dans la bénédiction du Zimoun, comme c’est l’usage lors des repas de la semaine des Chéva Brakhoth. En effet, Hachem ne participe pas à une célébration où les règles de la décence sont profanées.

Il en ressort que les mariés sont très perdants lorsque leur mariage ne se déroule pas selon la Tora. En effet, au moment où Hachem vient, pour ainsi dire, participer à la célébration et octroie des bénédictions pour toute leur vie, comme l’indiquent les ouvrages sacrés, si on ne se conduit pas correctement lors d’un mariage, on ne mérite pas la Présence divine et on est privé de bénédictions.

Il faut méditer sur l’idée que le mariage vise à édifier un foyer pour des dizaines d’années. De ce fait, il ne vaut pas la peine de mettre en danger toutes ces années de vie qui restent d’être privées de l’influence de la Chekhina, uniquement pour faire plaisir, pendant la soirée du mariage, aux hommes pour qui les lois du Choul’han Aroukh sont inconnues, ou qui ne les prennent pas en considération.

Le ‘Hafets ‘Haïm zatsal s’exprime à ce sujet dans son ouvrage Guéder ‘Olam : « Le désir des parents des mariés est de voir leurs enfants mener une vie dans la paix, engendrer une descendance de justes, et mériter la richesse et la bénédiction de Hachem. Ainsi, nos Maîtres ont institué que, lors des bénédictions au couple, la bénédiction divine réside sur eux alors que Hachem, loué soit-Il est présent parmi eux, comme il est dit : « En quelque lieu que Je fasse invoquer Mon nom, Je viendrai à toi pour te bénir. »»

«Tout ceci est valable si la ‘Houpa et la célébration ont lieu selon la volonté divine. En revanche, si la joie a lieu dans une atmosphère indécente, répugnante à Hachem, comme il est dit : « ll ne faut pas que D’ voit chez toi une chose déshonnête, car Il se retirerait d’avec toi », la Chekhina est absente dans un lieu pareil et les bénédictions récitées dans un lieu où la volonté de D’ est profanée n’ont pas d’effet, à plus forte raison si les danses sont mixtes. Comme le couple resté privé de la bénédiction de Hachem, que peut-on espérer de leur paix et de leur bien-être ?

« De ce fait, chaque parent qui aspire réellement au bien de ses enfants s’évertuera de toutes ses forces pour que leur célébration soit une source de joie selon la Tora, afin que cela soit agréable pour Hachem. Par le mérite d’avoir fait l’effort de se plier à la volonté divine, Hachem leur octroiera le mérite d’engendrer une descendance bénie. Comme l’indique le verset : « Heureux l’homme qui craint l’Éternel (…), puissante sera sa postérité sur la terre : la race des justes est bénie. »»

Nous en découvrons une allusion dans le verset de notre paracha : « Tu seras béni entre tous les peuples » : les dernières lettres du verset : Baroukh Tihiyé Mikol forment le terme Kalla, aussi, lorsqu’on effectue un mariage selon la voie de la Tora, comme il sied à des Juifs qui sont bénis parmi tous les peuples par les voies de la sainteté, par ce mérite : « Parmi toi, aucun sexe ne sera stérile » : le couple sera béni d’une descendance juste, et il méritera également toutes les bénédictions mentionnées dans la suite des versets, grâce aux bénédictions de la Présence divine lors de leur mariage.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire