Les « cités de missiles » iraniennes ont une faiblesse — et Israël l’a peut-être découverte

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Orit Perlov, chercheuse sur l’Iran à l’Institut d’études sur la sécurité nationale (INSS), a relayé et traduit le tweet d’un résident iranien. Ce dernier propose une « suggestion » à Israël pour optimiser les frappes contre les installations souterraines de l’Iran.

Maariv 

Orit Perlov a partagé le message d’un internaute situé en Iran, lequel adresse une « suggestion aux amis israéliens » sur la manière de paralyser efficacement les bases souterraines du pays.

Selon sa traduction, l’auteur affirme que les « cités de missiles » (complexes souterrains) dépendent l’essentiellement de l’électricité pour leur fonctionnement : ventilation, systèmes de contrôle et ouverture des portes blindées. Par conséquent, sans électricité, ces bases deviendraient presque inutilisables. Il précise que ces installations étant souvent situées hors des zones urbaines, elles dépendent d’infrastructures électriques dédiées (sous-stations ou transformateurs) situées à proximité.

Le talon d’Achille : l’infrastructure de surface

L’auteur ajoute qu’en raison des besoins massifs en refroidissement et en équipements lourds, une partie de ces systèmes se trouve nécessairement en surface. Il est impossible de tout dissimuler sous terre. Sa conclusion est simple : frapper les infrastructures électriques externes rendrait les installations souterraines inefficaces ou totalement inactives.

Le contexte diplomatique et militaire

Pour rappel, le président américain Donald Trump a annoncé lundi que Washington et Téhéran avaient mené des discussions « bonnes et productives » pour tenter de parvenir à une « solution complète et définitive aux hostilités au Moyen-Orient ». Suite à ces avancées, il a ordonné de reporter de cinq jours toute frappe militaire américaine contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes.

Cependant, pas plus tard qu’hier (mardi), les médias iraniens ont rapporté que des installations énergétiques à Ispahan et Khorramshahr ont été visées par une série d’attaques distinctes. Selon l’agence de presse Fars, un bâtiment administratif et une station de réduction de pression de gaz ont été touchés à Ispahan.

La réponse de Téhéran

Le ministre iranien de l’Énergie a réagi en déclarant : « Nous produisons de l’électricité de manière décentralisée à travers le pays. En revanche, dans les pays du Golfe Persique et chez le « régime sioniste », la production est centralisée et donc très vulnérable. Si nos centrales sont touchées, elles seront reconstruites et réparées rapidement. »

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