Les fans du “Palestinien innocent” sont des antisémites qui s’ignorent

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Par Yves Mamou pour Tribune Juive

Vous croyez qu’Israël se bat contre le Hamas parce que le Hamas est une organisation terroriste ? Détrompez-vous, ! Israël se bat contre le Hamas pour que le monde cesse de marcher sur la tête.

Israël se bat contre le Hamas parce que le Hamas est une organisation terroriste.

Mais pas seulement !

Israël se bat contre le Hamas parce qu’il est immoral et scandaleux, qu’en Occident, après le pogrom du 7 octobre, le “Palestinien” continue d’incarner le modèle universel de la “victime innocente”. Cet “opprimé palestinien” auquel toutes les minorités du monde occidental (trans, noirs, gays, musulmans …), vouent un culte extatique et auquel ils s’identifient, appartient à une Palestine imaginaire. Cette Palestine-victime magnifiée, cette Palestine christique n’a rien à voir avec la Palestine réelle qui défenestre les trans et dépèce les Juifs. Cette Palestine imaginaire n’a qu’une fonction : désigner le Juif (israélien ou pas) comme un contre-modèle (tout aussi imaginaire) d’oppresseur-blanc-raciste. Un nazi quoi !

Après ce 7 octobre 2023, où 1200 Juifs ont été dépecés, décapités, éventrés, brulés vifs (par des Palestiniens), il est outrageant que la “victime palestinienne” continue à servir de paravent à des manifestations et actions qui ne sont rien d’autre que des manifestations et actions antisémites.

Prenons le cas des arracheurs d’affiche. Lorsque des affiches de chacun des 239 otages israéliens ont commencé d’être posées partout dans les rues des grandes villes d’Europe et des Etats Unis, des citoyens lambda, – des musulmans, mais pas seulement – se sont rués dessus pour les arracher. Souvent, ces arracheurs ont filmé leur arrachage comme un titre de gloire. Cela s’est passé à Boston, Londres, Miami, New York, Melbourne, Philadelphie, Ann Arbor, Los Angeles et Paris. Par centaines des vidéos d’arrachage d’affiches des otages ont été mises en lignes, presque aussi nombreuses que les poses d’affiches.

Emily Benedek, journaliste américaine, qui s’est intéressé au phénomène raconte que les iconoclastes n’avaient pas toujours les idées claires. Certains étaient “enragés et incapables de s’exprimer ; d’autres se montraient furtifs et défensifs ; quelques-uns se déclaraient fiers de leurs actions ; d’autres affichaient une effrayante suffisance”. “Mais tous”, ajoute Emily Benedek “semblaient fonctionner sur une fréquence étrange (…) comme s’ils ne supportaient pas la discussion ou une simple remise en question, comme s’ils appartenaient à une secte”.

Des zombies, quoi ! Par centaines, sur trois continents, comment ces lémures ont-ils osé dessiner les moustaches d’Hitler sous le nez de fillettes âgées de trois ans retenues en otages à Gaza ? Comment justifier qu’une influenceuse fasse de l’humour (“du sel ? du poivre ?”) sur un bébé rôti vivant dans un four par un islamiste du Hamas et quelle dose d’ignominie ou d’inconscience faut-il pour qu’un député LFI accuse les Israéliens d’avoir eux-mêmes rôti le bébé ? Emily Benedek cite la seule explication possible, celle qui a été donnée sur Instagram par une jeune Israélienne d’Afrique du Sud : “Les arracheurs d’affiches ont agi sous la contrainte. Les photos d’innocents kidnappés ne correspondaient pas à la propagande diffusée partout dans le monde, une propagande qui nie l’humanité des Juifs et des Israéliens et les dépeint comme des monstres qui oppriment des Palestiniens innocents”.

Oui, le slogan du “pauvre Palestinien innocent” a été imprimé si fort sur des millions de cerveaux qu’après le 7 octobre, il est apparu impensable à ces mêmes cerveaux de réviser leur vision du monde. L’image du “bon Palestinien innocent” qui structurait si agréablement le mental de millions d’individus, ne pouvait être associée à une image de tortionnaire sadique. Alors, pour retrouver la sérénité, ils ont tourné le meurtre en dérision, nié les otages juifs et entrepris de déréaliser la victime, la vraie, le Juif.

Les médias et l’innocence perdue des Palestiniens.

Les grands médias internationaux non plus, n’ont pas accepté de corriger leur image du “bon Palestinien”. Alors, à la première occasion, ils ont entrepris de réinnocenter les Palestiniens… en nazifiant le Juif. Ainsi, le 17 octobre, quand une explosion a frappé l’hôpital Al Ihla de Gaza, Al Jazeera, le New York Times, l’Agence France Presse, Reuters, CNN, le Washington Post, la BBC, Le Monde…, bref, l’ensemble de la presse internationale a repris (avec jubilation et soulagement), sans une once d’hésitation, la propagande du Hamas qui a imputé “500 morts” à un missile israélien.

Les preuves apportées par Tsahal – et appuyées par le gouvernement américain – que la cour de l’hôpital Al Ihla avait été endommagée par un missile fou du Djihad Islamique ont fini par s’imposer. La mort dans l’âme, la BBC et le New York Times se sont sentis contraints de présenter leurs excuses.

Ce qui n’a pas empêché la BBC de recommencer. Un mois plus tard, le 15 novembre, la BBC a dû faire amende honorable une seconde fois pour avoir déformé une dépêche Reuters en affirmant que : “Les forces de Tsahal s’en prennent au personnel médical (palestinien) et aux arabophones” alors que la dépêche Reuters indiquait clairement que “l’armée israélienne avait inclus du personnel médical et des arabophones dans son opération” sur l’hôpital al Shifa. Les actes manqués, on le sait depuis Freud, informent sur leur auteur et ses (mauvaises) intentions.

Les ONG perpétuateurs du mythe du Palestinien innocent. Victimiser le criminel (palestinien) et nazifier la victime (juive) est une technique privilégiée par les ONG. Le 14 novembre, alors qu’il est acquis par les services de renseignements israéliens et américains que l’hôpital al Shifa de Gaza a servi de QG militaire au Hamas – et que tous les hôpitaux de la bande de Gaza sont des boucliers humains du Hamas -, des ONG comme Human Rights Watch (HWR) ont accusé Israël de détruire le système de santé des Palestiniens : “Gaza : Les frappes israéliennes illégales dans un hôpital aggravent la crise sanitaire” titre HWR dans un communiqué. On appréciera le “illégal” ! Eh, HWR, le pogrom du 7 octobre, il était légal ?

L’ONU et le Juif tueur d’enfant.

Inévitablement, la riposte israélienne à Gaza a fait resurgir les pires clichés antisémites. Le poncif éculé du Juif tueur d’enfant – depuis le Moyen Age, les Juifs sont accusés de tuer des enfants chrétiens pour mélanger leur sang à la matza de Pâques – ne pouvait manquer de réapparaitre. L’Unicef, une filiale de l’ON, a donc affirmé que Gaza était devenu un “cimetière d’enfants“. Le New York Times en a rajouté une couche en titrant que “La guerre a transformé Gaza en cimetière d’enfants” et en inventant une nouvelle catégorie psychiatrique, celle des “enfants traumatisés non accompagnés” (“Unknown Trauma Child”), pour désigner les enfants qui ont égaré leur famille au cours du conflit ou qui sont les seuls survivants de leur famille.

Pas un mot bien entendu pour la quarantaine d’enfants juifs kidnappés par le Hamas et retenus en otage dans les souterrains de Gaza, sans aucune assistance psychologique. La bienpensance institutionnelle, uniquement préoccupée de sauver le “bon Palestinien innocent”, n’a pas imaginé d’inventer un nouveau concept psychiatrique pour les enfants juifs retenus emprisonnés dans des souterrains insalubres. Pour les médias, les organisations internationales et les ONG, les seuls enfants “innocents” sont les enfants palestiniens.

Du fuel pour le “Palestinien innocent”.

Les convois humanitaires qui rentrent tous les jours à Gaza – convois imposés à Tsahal par les Etats Unis en échange de leur soutien – ont également pour but de calmer l’opinion publique internationale – et principalement la rue arabe– qui gronde que le “civil Palestinien innocent” ne mérite pas de souffrir de la guerre. En effet, si comme l’affirment le président américain Joe Biden, le “Hamas ne représente pas le peuple palestinien”, alors il faut que ce peuple palestinien, “innocent ontologique”, soit exonéré de toute souffrance liée à la guerre. Douglas Murray, journaliste et essayiste britannique, évoquant la prise de Mossoul, rue par rue, en Irak, a plaisanté : “je n’ai jamais entendu dire qu’il avait fallu laisser entrer du fuel dans les zones contrôlées par l’Etat islamique” en Irak.

Le Palestinien “innocent” a plébiscité le Hamas. C’est à ce stade qu’il convient de rappeler que le Hamas n’est pas seulement une organisation terroriste, c’est aussi un parti politique. Et ce parti politique qui préconise l’extermination des Juifs a participé en 2006, à des élections – lesquelles ont été “ouvertes et bien organisées” selon un rapport la mission d’observation de l’Union européenne qui avait envoyé 185 observateurs sur place. Et avec un taux de participation de 77%, le Hamas a recueilli 74 sièges sur les 132 qui composent le Conseil législatif palestinien.

Non seulement ce même Hamas qui préconise l’extermination des Juifs a été plébiscité par les Palestiniens, mais, depuis 2006, il endoctrine leurs enfants dans des “camps de vacances” ou on leur apprend à tuer des Juifs dès le plus jeune âge.

Et il faudrait gober cette fable que les Palestiniens et leurs enfants n’ont pas de lien avec le Hamas et ne doivent pas souffrir de la guerre ? En 1939 les alliés considéraient le peuple allemand comme coresponsable de la guerre menée par Hitler, et ce peuple allemand n’a pas été ménagé. Mais les Palestiniens qui ont mis le Moyen Orient à feu et à sang pendant cinquante ans et qui inculquent à leurs enfants le culte islamiste de la rédemption par la mort seraient – par on ne sait quel tour de passe-passe idéologique – des innocents systémiques ?

Palestine : interdit de se moquer. Ces Palestiniens sont si innocents et si systémiquement innocents qu’il est même interdit aux Israéliens de se moquer de leur ennemi. CNews a traité de “racistes” certaines influenceuses israéliennes qui, sur TikTok, déguisées en “Palestinienne pauvre” (voile sur la tête et dent noircie pour faire croire qu’elle est manquante) ont entrepris de donner un cours de maquillage en ligne au milieu des gravats pour rappeler les décombres de Gaza. Ces “pauvres Palestiniens” sont mêmes protégés de la dérision. Interdit de se moquer.

La mise en équivalence.

Dans cette entreprise de sauvetage systématique du “Palestinien innocent”, il existe une autre technique, celle de la mise en équivalence. Barack Obama, ex-président des Etats Unis, a ainsi condamné le pogrom palestinien du 7 octobre, mais il l’a aussitôt relativisé en pointant du doigt le caractère “insupportable de l’occupation“. “Ce qu’a fait le Hamas est horrible, et il n’y a aucune justification à cela”, a déclaré vendredi l’ancien président Barack Obama. “Mais qui est également vrai, c’est que l’occupation et ce qui arrive aux Palestiniens sont insupportables”. Pogrom = occupation. Peu importe que l’“occupation” de Gaza par les Israéliens ait cessé en 2005.

Alan Dershowitz , professeur de droit à Harvard, a littéralement bondi d’indignation en lisant les propos de Barack Obama. Sur Fox Business, il a déclaré que “comparer ces affirmations contestables avec les viols, les décapitations, les incendies, les enlèvements, c’est tout simplement obscène et méprisable. Et cela apporte un soutien à ces étudiants, qui disent : ‘Eh bien, ce que le Hamas a fait n’était pas si mauvais”. C’était en réponse à l’occupation”.

Mourir de honte

Ce “pauvre Palestinien”, victime des victimes – parce que victime des Juifs – ne devrait en réalité susciter que le sarcasme. Pour une raison simple à comprendre : le Palestinien “innocent et victime universelle” est le moyen que les antisémites ont inventé pour exprimer sans fard leur antisémitisme et sans mourir de honte. Brett Stephens, éditorialiste du NYT, a raison de dire que “l’antisémitisme est cette forme de haine qui ne connaît pas son propre nom – : tous ceux qui se disent antisionistes ou qui scandent ‘Libérer la Palestine du fleuve à la mer’ seraient outrés qu’on leur dise qu’ils ont un comportement antisémite” écrit le journaliste.

Les tenants du “Palestinien innocent” sont à ranger dans la même catégorie que ceux qui crient “Free Palestine” : celle des antisémites forcenés.

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