L’Iran et Oman n’ont pas encore atteint d’accord final sur le détroit d’Hormuz ; les Gardiens de la révolution accusent les États-Unis

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Une source iranienne de haut rang indique que les discussions entre Téhéran et Mascate se poursuivent, contrairement aux affirmations des Gardiens de la révolution faisant état d’un accord de principe. L’Iran pose des conditions à l’ouverture du détroit, notamment la levée du blocus et des sanctions américaines.

JDN – Eli Poroush

La crise autour du détroit d’Hormuz se poursuit : l’Iran et Oman n’ont toujours pas conclu d’accord définitif concernant la régulation du trafic dans cette voie navigable stratégique, a déclaré mercredi une source iranienne de haut rang à Reuters. Ces propos interviennent après que les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé plus tôt aujourd’hui que les deux pays étaient parvenus à des ententes concernant le partage du contrôle de la voie maritime et des revenus qui en découlent.

Selon la source iranienne, les discussions entre Téhéran et Mascate se poursuivent et les parties travaillent toujours sur les détails du règlement. Cela crée un écart entre les déclarations officielles des Gardiens de la révolution et les informations fournies par ce haut responsable iranien.

Le porte-parole des Gardiens de la révolution a réaffirmé la position officielle de Téhéran, précisant que le détroit d’Hormuz ne sera pas rouvert à la pleine circulation tant que les États-Unis ne se conformeront pas aux conditions exigées par l’Iran dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu.

Parmi les exigences iraniennes figurent la fin du blocus américain sur les ports iraniens, le versement de compensations et la levée des sanctions imposées au pays. À Téhéran, l’ouverture du détroit est présentée comme faisant partie d’un accord plus large avec Washington, et non comme une démarche isolée concernant uniquement la liberté de navigation.

En parallèle, les Gardiens de la révolution soutiennent que les États-Unis tentent d’interférer dans les contacts entre l’Iran et Oman et d’empêcher la finalisation de l’accord. Selon le responsable iranien, l’implication américaine constitue l’un des facteurs qui compliquent l’obtention d’un accord final.

Le détroit d’Hormuz est considéré comme l’une des routes énergétiques les plus importantes au monde. Avant le déclenchement de la guerre en février, environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz naturel liquide y transitaient. Depuis le début du conflit, le trafic maritime dans la zone a considérablement diminué, l’Iran et les États-Unis ayant imposé des restrictions distinctes à la navigation dans le détroit.

Cette situation a entraîné des secousses sur le marché de l’énergie et une hausse des prix du pétrole, sur fond de craintes de perturbations de l’approvisionnement mondial. Néanmoins, malgré les derniers développements et les nouvelles sanctions américaines contre l’Iran, les prix du pétrole ont enregistré des baisses ce mercredi.

Dans le même temps, plusieurs compagnies maritimes et navires ont hésité à poursuivre leurs activités dans la région en raison de la liste noire et des menaces liées au passage dans le détroit. Cela continue de rendre difficile la reprise du trafic aux volumes habituels d’avant-guerre.

Pour l’Iran, le contrôle du trafic dans le détroit constitue un levier stratégique majeur face aux États-Unis et à l’Occident. Pour les États-Unis et leurs alliés, la réouverture de cette voie maritime est essentielle pour stabiliser les marchés de l’énergie et rétablir le commerce régional.

À ce stade, malgré les rapports faisant état d’avancées dans les discussions entre l’Iran et Oman, aucun accord final ne permet encore la réouverture complète du détroit d’Hormuz. Les pourparlers se poursuivent, tandis que Téhéran continue de conditionner cette ouverture à un accord global avec Washington.

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