Macron, Prix Harav Lord Jakobovits pour sa lutte contre l’antisémitisme ?

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Haïm Korsia se serait-il rendu complice d’escroquerie morale, d’hypocrisie et de flagornerie ? – vu sur Israël Magazine

La Conférence des Rabbins Européens est une instance supranationale, qui apporte une voix unifiée de l’ensemble des rabbinats ou du consistoire européens, autour de questions-clé pour l’avenir de notre religion à l’échelle du « vieux » continent. Chaque année, elle tient à honorer une personnalité qui s’est brillamment illustrée par sa contribution à la vie juive en Europe. L’institution se mêle, notamment, de faire entendre sa voix dans des débats éthiques cruciaux, comme lors des contestations de la pratique de la circoncision ou/et de l’abattage rituel, chaque fois qu’une de ces questions est soulevée, qui pourrait remettre en cause la libre pratique du culte.

En France, le Judaïsme a bénéficié d’une sorte de « droit dérogatoire », et n’a pas fait l’objet d’attaques ou de menaces directes, telles qu’une interdiction de pratique (comme en Belgique, dans les pays scandinaves, en Suisse, etc).

Le lien indéfectible des Juifs d’Europe avec Israël

Sur d’autres sujets, comme le lien indéniable entre les diasporas et l’État d’Israël, depuis sa restauration, la Conférence veille à la « force morale et religieuse » de l’État Juif, et donc à l’éclat de lumière qu’il reflète à l’attention des nations. Elle fait de l’attachement religieux, « le seul lien durable entre les Juifs d’Israël et la diaspora, voyant ce pays comme « source d’inspiration ».

Si, globalement, la France d’Emmanuel Macron respecte ces grands principes, le personnage est loin, pour les Juifs d’Israël, de France et du monde, d’incarner une lutte quelconque contre l’antisémitisme. Sa marque de reconnaissance serait plutôt l’absence de courage, en toute occasion :

Enterrement de l’affaire Sarah Halimi

  • Les membres de son Parti « En Marche », présents au sein de la commission d’enquête Parlementaire, afin de souligner les dysfonctionnements police-justice, dans l’affaire « Sarah Halimi », ont rendu un rapport totalement négatif, blanchissant les manquements flagrants, fautes professionnelles ou interprétations subjectives des Juges et experts, concluant le déni de Justice le plus criant depuis l’Affaire Dreyfus. On a grand mal à croire que cette prise de position de l’autruche ne soit pas l’œuvre d’un sous-marin présidentiel, chargé de faire couler le navire

Une chasse aux Juifs jamais réprimée en France sous Macron

  • Il n’y a jamais eu, ou rarement, autant de Juifs assassinés en ce pays de Cocagne que depuis qu’Emmanuel Macron est présent à la tête du gouvernement français : qu’a-t-il apporté en termes de renforcement des dispositifs préventifs et répressifs, de lutte contre l’antisémitisme ? À quel moment a-t-il pu représenter un exemple de résilience contre ce mal aux yeux des Juifs de France ou d’ailleurs ?

S’abstenir de tout geste marquant devant l’histoire

  • Dernier exemple en date : il a envoyé la Présidente de l’Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet, victime des diatribes forcenées de l’agitateur antisémite Jean-Luc Mélenchon et de ses Sections d’Assaut de LFI, ainsi que le Président du Sénat, Gérard Larcher, marcher pour lui contre l’antisémitisme, le 1ᵉʳ décembre dans Paris. Mais Jupitérien, il s’est interdit l’humilité d’un Mitterrand à Carpentras, d’un Sarkozy après Toulouse, d’un Hollande après Charlie-Hebdo. Être Macron, c’est incarner des postures, jamais prendre résolument position.
  • Mais le vrai test de la fiabilité se joue cruellement en période de guerre en tant qu’allié : depuis le déclenchement de la Guerre de Gaza, le 7 octobre, jamais un chef de file de l’Europe n’avait à ce point tourné sur lui-même, girouette au sommet du clocher de l’État.

Jamais un leader d’Europe n’avait à ce point exigé de capituler devant le terrorisme

  • D’abord venu exprimer le droit et le devoir d’Israël de se défendre (il ne manquerait plus que cela), Emmanuel Macron a changé de discours à chaque fois qu’il rencontrait un nouvel interlocuteur, acquiesçant à tout ce que lui déversait Abou Mazen, le roi de Jordanie, les Égyptiens, ses protecteurs et financeurs qataris, maîtres du PSG, financiers du Hamas et de bien d’autres choses encore…
  • Sa première sortie loufoque, appelant à la constitution d’une « Coalition Internationale » contre le Hamas lui aurait été soufflée par des conseillers à bout d’inspiration, au sortir de l’avion. Depuis, il a appelé au « cessez-le-feu », soit à la capitulation face aux pires antisémites pogromistes de toute l’histoire depuis la Shoah (on est loin de De Gaulle à Londres, le 18 Juin 40), soit il déclare que la guerre « durera trop longtemps » si Israël doit éradiquer le Hamas. Ce qui revient à la proposition précédente, de déposer les armes face à l’antisémitisme terroriste ! Déni de réalité, puisque Israël ne peut se permettre de sortir du terrain ni de rejouer le match une autre fois…

L’assemblée des doctes rabbins d’Europe ne s’honore pas, en pareilles circonstances, où le peuple d’Israël, jusqu’aux campus américains ou dans les capitales d’Europe, est mobilisé, en guerre contre le Mal, au sens métaphysique et charnel du terme, à couronner César Macron comme régnant sur les décisions européennes en matière de lutte contre un tel fléau, en un tel moment. Pour lui préférer de véritables alliés, le Chancelier Olaf Scholtz s’est avéré inflexible et aidant quand il a fallu se déclarer présent, les Anglais sont irréprochables et traquent les kidnappeurs grâce à leurs propres drones au-dessus de Gaza, on pourrait en citer bien d’autres, ouvertement pro-Israéliens, comme Geert Wilders, cherchant à garantir la survie des Juifs d’Europe, en prenant  de véritables risques face à l’islamisme.

Encore une cérémonie vouée à la flagornerie et aux ronds de jambes… À moins que ce ne soit le fruit d’une forte suggestion de son ami et dévoué (zélé ou servile ?) serviteur, le Grand Rabbin de France… (CQFD)

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