Message de l’Admour de Kalov pour Yom Kippour 5787

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Message de l’Admour de Kalov pour Yom Kippour 5787

Illustration : ‘Habad

J’ai un usage qui remonte à de longues années : lorsque des visiteurs, qu’ils soient hommes, femmes ou enfants, sollicitent une bénédiction et des encouragements, je leur demande de promettre de manière absolue d’accomplir une Mitsva.

Très souvent, lorsque j’ai demandé à de jeunes gens de respecter les règles de la sainteté ou d’autres Mitsvoth, ils m’ont répondu que les psychologues leur ont expliqué qu’ils sont incapables d’effectuer un changement soudain dans leur personnalité et de cesser de s’adonner à leurs désirs dans lesquels ils sont plongés depuis leur jeunesse.

Cependant, lorsque je leur ai expliqué que c’était possible et qu’ils ont accepté cet engagement, ils ont remarqué qu’ils possédaient les forces pour surmonter leur penchant. Ils ont ensuite mérité une vie heureuse et fondé des foyers juifs fidèles.

Les psychologues ne se trompent pas, car, selon la nature de l’âme, il est très difficile pour l’homme de surmonter les désirs dans lesquels il est plongé et auxquels il est habitué. Cependant, les Juifs qui s’engagent à surmonter leur penchant y parviennent, car ils bénéficient d’une aide divine. Ainsi, comme l’affirment nos Maîtres (Yoma 38b) : « Celui qui cherche à se purifier y est aidé. »

Sans aide divine, impossible de surmonter cela, comme l’indiquent nos Sages (Kidouchin 30b) : « Si Hachem ne l’aidait pas, l’homme ne réussirait pas » : il serait incapable de maîtriser son penchant. Mais, grâce à l’aide divine, il est possible de surmonter les épreuves, même les plus difficiles.

Le Ba’al Chem Tov, de mémoire bénie, compare la Techouva à une bougie. De la même manière qu’une bougie dissipe l’obscurité dans une pièce sombre, lorsque l’homme se repent et se rapproche de Hachem, loué soit-Il, dès lors que la lumière de la Techouva brille, les ténèbres disparaissent.

À l’époque du Ba’al Chem Tov vivait un mécréant dans la ville de Cracovie, qui devint Ba’al Techouva. Le Ba’al Chem Tov affirma que, grâce à la première prière de ce repentant, il fit remonter des prières invalides datant de cinq cents ans ! La sainteté de ses propos était si intense qu’elle a été en mesure de purifier tant de prières de Juifs qui n’avaient pas prié correctement.

Mon vénérable ancêtre, Rabbi Eliézer Tsvi de Komarna zatsal, mentionne dans son ouvrage sacré Zaken Béto, au nom de son père, Rabbi Yts’hak Eizik de Kamorna zatsal, le cas d’un Ba’al Techouva qui avait transgressé toutes les fautes de la Tora, dans le but de susciter la colère divine, que D.ieu préserve. Il s’était finalement transformé en un véritable pénitent et avait atteint un niveau élevé, au point que le vénéré Rabbi et auteur du Ohev Israël d’Apta zatsal se levait devant lui. Il disait de lui qu’il possédait une forme spirituelle des plus élevées et avait atteint des niveaux supérieurs aux siens.

Nous constatons, même à notre époque, que des hommes qui étaient plongés dans les fautes ont mérité une aide divine pour opérer un repentir complet et s’élever considérablement.

Cette aide divine est surtout disponible lorsque le Juif prend une bonne résolution qu’il mentionne à voix haute. L’énonciation à voix haute permet à l’homme de ressentir une obligation de tenir sa promesse, surtout si on fait part de cet engagement aux autres, car l’homme aura honte de ne pas s’y tenir.

De plus, il obtient aussi une aide importante, car une parole sainte d’une bonne résolution attire sur celui qui l’énonce une grande sainteté, qui l’aide à résister au pouvoir de l’impureté et à se rapprocher de Hachem, comme l’explique le Zohar.

Les ouvrages sacrés expliquent également que, lorsque l’homme promet de se renforcer dans la pratique d’une Mitsva qu’il effectuait autrefois de manière imparfaite, Hachem associe cette bonne intention à l’action, et on considère qu’il a déjà accompli la Mitsva. De là naît un ange bon, qui présente sa défense dans les mondes supérieurs et lui évite des malheurs, comme l’indiquent nos Maîtres (Avoth 4,11) : « Celui qui accomplit une Mitsva s’acquiert un défenseur : la Techouva et les bonnes actions constituent un rempart contre les malheurs. »

Rabbi Yaakov Arié de Radzimin zatsal explique l’intérêt de cette idée à travers une parabole : tout comme celui qui allume une bougie dans l’obscurité chasse ainsi les ténèbres, de même, celui qui s’engage à respecter une Mitsva déclenche une lumière spirituelle qui chasse les accusateurs qui l’obscurcissent en période d’adversité.

À ce sujet, nos Sages (Nedarim 8a) affirment : « D’où tire-t-on que l’on peut prêter serment pour accomplir une Mitsva ? Il se motive à accomplir une Mitsva ou à éviter une faute en prêtant serment, comme il est dit : « J’ai fait le serment, et je le tiendrai, d’observer les règles de Ta justice. » » Le Choul’han ‘Aroukh tranche que si un homme est assailli par le mauvais penchant et transgresse une Mitsva négative, ou néglige d’accomplir une Mitsva positive, c’est une Mitsva de prêter serment pour se motiver.

Je peux témoigner que j’ai déjà fait l’expérience auprès de milliers de personnes qui m’ont promis d’accomplir une Mitsva, et, grâce à leur promesse, ils ont réussi à l’accomplir correctement et ils se sont par la suite élevés de plus en plus pour respecter toute la Tora, et mérité également de grandes délivrances.

Je n’ai pas l’habitude d’autoriser ce genre de vœux, même si ceux qui les ont prononcés se considèrent comme des cas de force majeure, car, par la force du vœu, ils réussissent à surmonter toutes les difficultés. Nos Sages affirment que, de manière facultative, il ne convient pas de formuler des vœux. Cela tient notamment au fait que, lorsque l’homme est habitué à être délié de ses vœux, il est susceptible plus facilement de les transgresser, et il risque aussi de mépriser ses vœux de Mitsva, qui constituent le but essentiel des serments.

Dans cette perspective, nous pouvons expliquer le sens de la récitation de Kol Nidré au commencement de Yom Kippour, jour dédié à la Techouva : nous exprimons le regret pour les vœux et serments facultatifs, pour nous engager à être uniquement soumis à la sainte Tora.

Cela explique pourquoi, lors de Kol Nidré, l’usage est de sortir les Sifré Tora et de les étreindre : nous indiquons ainsi que nous annulons uniquement les vœux et serments facultatifs. Cependant, le serment auquel nous sommes soumis depuis le mont Sinaï, nous obligeant à respecter la Tora, ainsi que les vœux de Mitsva ou les restrictions auxquels nous nous sommes engagés, nous ne les annulons pas, que D’ préserve. Au contraire, nous nous y agrippons et les renforçons en tout temps, et nous ajoutons chaque année de nouvelles résolutions positives liées au respect des Mitsvoth, et, par ce mérite, nous sommes dignes d’une bonne inscription dans le Livre de la Vie.

Toute personne qui prend une bonne résolution en cette période de Techouva cette année, peut nous envoyer son nom et celui de sa mère et s’inscrire au programme de Pitka tova, qui sera présenté à l’Admour chlita le jour le plus saint de l’année et mériter ainsi une délivrance et la compassion divine et une bonne inscription dans le Livre de la Vie.

Gmar ‘hatima tova

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