Netanyahou à l’ONU : soutien affirmé de la droite israélienne malgré le départ de 77 délégations

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Benjamin Netanyahou a défendu jeudi devant l’Assemblée générale de l’ONU la ligne de fermeté d’Israël face à l’Iran et à ses détracteurs occidentaux, à quelques semaines des élections du 27 octobre. Si 77 délégations, environ 40 % des pays membres, ont quitté la salle avant son intervention, 123 Etats seraient restés pour l’écouter, selon un décompte cité par des soutiens du Premier ministre. En Israël, responsables politiques, réservistes et personnalités religieuses ont salué un discours jugé fidèle « à la substance » de la politique israélienne, tandis que Naftali Bennett continue de regretter l’absence de charge contre le Qatar.

Benjamin Netanyahou a prononcé jeudi son quinzième discours devant l’Assemblée générale des Nations unies. Avant qu’il ne monte à la tribune, 77 délégations ont quitté la salle en signe de protestation contre la politique militaire menée par Israël depuis le 7-Octobre. « Si d’autres lâches n’ont pas encore quitté la salle, s’il vous plaît faites-le dès à présent », a lancé le Premier ministre, dénonçant une « hypocrisie stupéfiante » de la part de pays qu’Israël protège, selon lui, de la menace iranienne.

Un départ massif, mais une majorité restée à l’écoute

Selon le général de réserve Amir Avivi, président du Israel Defense and Security Forum, 123 Etats, dont l’ensemble des grandes puissances et la majorité des pays occidentaux, sont restés dans la salle pour écouter le discours. Ceux qui l’ont quittée seraient très majoritairement issus de pays à majorité musulmane, a-t-il affirmé à JNS, y voyant l’illustration d’un « choc des civilisations » entre l’Occident et l’islamisme radical. Il a comparé Netanyahou et Donald Trump à deux dirigeants « emblématiques » défendant l’avenir de la civilisation occidentale.

Golan, Iran et charge contre l’Occident

Netanyahou s’en est pris à Emmanuel Macron, au Royaume-Uni et au Canada, dont les gouvernements ont annoncé des sanctions visant les implantations en Judée et Samarie. Il a cité Netanel Shukrun, citoyen français tué avant Yom Kippour, et Neria Leiter, réserviste blessé dans une attaque au véhicule-bélier. Il a qualifié le président turc Erdogan de « tyran », répondu sur Jérusalem « Non monsieur, vous ne la dirigerez pas. C’est notre ville », et rejeté toute accusation de « génocide » à Gaza, qualifiée de « plus grand mensonge du siècle ». Il a aussi retourné contre Londres et Paris leur accusation de « colonialisme » israélien, rappelant que ce sont eux qui ont « inventé le terme » et dont les empires ont couvert le globe. Sur le Golan, il a affirmé que la présence juive y remonte à l’époque de Moïse, avant d’évoquer son frère Yoni, tué en 1976 à Entebbe. Il a brandi un terminal Starlink, symbole selon lui de la liberté réclamée par le peuple iranien face aux coupures d’internet imposées par Téhéran.

Un large soutien en Israël, la réserve de Bennett

En Israël, les réactions politiques ont largement salué le discours. Le ministre de la Défense Israel Katz a jugé que Netanyahou avait « représenté Israël avec fierté », et le président de la Knesset Amir Ohana a loué sa « communication claire ». Le rabbin Steven Burg, président de l’Aish World Center, a estimé que le Premier ministre était « totalement dans le vrai » sur la nécessité pour le peuple juif de se défendre. Yaakov Selavan, vice-président du conseil régional du Golan, mobilisé en réserve pendant le discours, a jugé « très important » le rappel biblique sur le Golan et les propos sur le président syrien Ahmed al-Sharaa, qu’il qualifie de « modéré » mais assimile à Al-Qaïda. Davidi Ben Zion, vice-président du conseil régional de Samarie, également en réserve au Liban durant le discours, a salué la clarté sur la menace iranienne tout en regrettant l’absence de vision sur « le lendemain » du conflit. Naftali Bennett, lui, a maintenu ses critiques, reprochant à Netanyahou d’avoir manqué « une occasion historique de déclarer le Qatar comme un ennemi ». Le scrutin du 27 octobre dira si ce discours reste, ou non, le dernier de Netanyahou à cette tribune en tant que chef du gouvernement.

Sources : The Forward, The Jerusalem Post, JForum, Kountrass, IsraelValley, JNS, Israël Actualités, IsraelValley,

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