Scénario catastrophe : l’Iran tirera tous les missiles dont il dispose.
Tal Inbar, chercheur principal spécialisé dans la défense aérienne, estime, lors d’un entretien avec Winnett, que les capacités de lancement de l’Iran n’ont pas évolué de manière significative, mais que le pays dispose encore de plusieurs dizaines de missiles lourds non encore utilisés. Selon lui, dans un scénario extrême – où le régime iranien pressent que ses « dernières heures » sont venues –, des tirs de très grande envergure sont envisageables, y compris contre des cibles symboliques non militaires.
Le canal diplomatique entre Washington et Téhéran reste opérationnel, mais Jérusalem se prépare également à une escalade du conflit. Les divergences entre les deux parties sont profondes : tandis que l’Iran refuse toute discussion sur la limitation de son programme de missiles balistiques, Israël considère cet arsenal comme une menace stratégique majeure, au même titre que son programme nucléaire.
Pour Téhéran, le système de missiles n’est pas seulement un moyen de guerre, mais un atout dissuasif de premier ordre, capable d’atteindre les arrières israéliens même protégés par des systèmes de défense avancés. Les leçons des conflits récents, durant lesquels Israël a été contraint de réduire drastiquement son armement face à des bombardements massifs, ont renforcé en Iran la conviction qu’une stratégie d’usure pourrait réduire drastiquement le stock d’intercepteurs israéliens.
Selon les services de renseignement, l’Iran ne renoncera pas à son programme de missiles, même sous la pression américaine lors des négociations – une position qui place la région à la croisée des chemins : un accord qui laissera la menace intacte, ou une escalade vers un conflit de grande ampleur.
Le système de défense aérienne israélien est composé de cinq niveaux de défense et est exploité par sept bataillons répartis sur l’ensemble du territoire. Il comprend le Dôme de fer, la Fronde de David et Arrow 3, ainsi que des systèmes américains avancés tels que le THAAD et le Patriot.
Tal Inbar, chercheur principal spécialisé dans la défense aérienne, estime, lors d’un entretien avec Winnett, que les capacités de lancement de l’Iran n’ont pas évolué de manière significative, mais que le pays dispose encore de plusieurs dizaines de missiles lourds non encore utilisés. Selon lui, dans un scénario extrême – où le régime iranien pressent que ses « dernières heures » sont venues –, un tir massif est envisageable, y compris contre des cibles symboliques non militaires.
Il souligne toutefois que, dans un scénario où les États-Unis lanceraient une attaque, il pourrait y avoir une tentative préliminaire de frapper les sites de lancement et les réseaux de missiles – y compris l’utilisation de centaines de missiles de croisière, une capacité dont Israël ne dispose pas à un degré similaire.
Les récents conflits ont mis en lumière l’importance de l’aide américaine. Outre la modernisation constante des systèmes de défense israéliens, cette aide offre un large soutien régional, tant à Beyrouth qu’à Modi’in.
Dans le cadre de la coordination stratégique, de hauts responsables de la défense se sont rendus à Washington. Parallèlement, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient, déployant une flotte considérable, qualifiée de « grande armada ». Les porte-avions USS Abraham Lincoln et USS Gerald R. Ford opèrent notamment dans la région, aux côtés de nombreux destroyers, dont l’USS Spruance.
D’après des sources étrangères, au moins huit destroyers américains sont déployés à portée des missiles et drones iraniens – près du détroit d’Ormuz, dans le nord de la mer d’Arabie, en mer Rouge et en Méditerranée orientale. Par ailleurs, des batteries THAAD et Patriot ont été déployées sur des bases américaines en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, en Arabie saoudite et au Qatar.
Les États-Unis ont également renforcé leurs forces aériennes dans la région, notamment avec des escadrons de F-15E et des avions de guerre électronique, dans le cadre d’un plan global de préparation pour contrer les menaces aériennes.
Lors des précédentes attaques contre Israël en avril et octobre 2024, des pays occidentaux et arabes, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et la Jordanie, ont apporté leur soutien en matière d’interception et de renseignement. Selon des sources étrangères, d’autres pays de la région ont également fourni des renseignements et participé à la surveillance radar.
Israël estime qu’en cas de nouvelle attaque d’envergure, une coalition internationale serait réactivée, à la fois pour des raisons de stabilité régionale et par crainte d’une escalade qui mettrait en danger les voies maritimes et les ressources énergétiques.
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