Yaïr Netanyahou, fils du Premier ministre, s’est adressé au militant de la diplomatie publique Youssef Haddad et lui a présenté une analyse politico-mathématique des conséquences dangereuses qu’aurait la candidature indépendante d’un parti supplémentaire.
JDN – Flash 90
Dans le contexte des préparatifs politiques précédant la clôture des listes électorales, la question de la candidature de petits partis appartenant au bloc de droite se pose avec une acuité croissante, ainsi que la crainte de voir des voix se perdre en dessous du seuil électoral.
Le débat public porte notamment sur le risque que des personnalités connues se présentent de manière indépendante à la tête de petits fragments de partis, et sur l’influence que cela pourrait avoir sur le rapport de forces entre les différents blocs.
Dans ce contexte, Yaïr Netanyahou est lui aussi « passé sous le brancard », c’est-à-dire qu’il s’est impliqué directement dans la campagne, et a écrit à Youssef Haddad : « Youssef, si vous vous présentez seuls, mathématiquement, il ne peut exister aucun autre scénario que les trois suivants :
- Vous ne franchissez pas le seuil électoral, vous faites perdre des voix à la droite et vous portez au pouvoir un gouvernement Eisenkot–Yaïr Golan–Mansour Abbas.
- Vous franchissez le seuil électoral, mais vous faites tomber Smotrich en dessous du seuil électoral, et vous portez au pouvoir un gouvernement Eisenkot–Yaïr Golan–Mansour Abbas.
- Vous ne franchissez pas le seuil électoral, mais vous prenez suffisamment de voix à Smotrich pour que lui non plus ne franchisse pas le seuil électoral, et vous portez au pouvoir un gouvernement Eisenkot–Yaïr Golan–Mansour Abbas.
Mathématiquement, il ne peut y avoir aucun autre résultat. C’est un fait, pas une opinion.
On se souviendra de vous comme on se souvient du parti Tehiya, celui qui a amené au pouvoir le gouvernement Rabin et la catastrophe d’Oslo. »



























