« Aucun groupe ethnique ou religieux n’a autant contribué que les Juifs au bien-être de l’humanité ou au progrès de la démocratie libérale », affirme-t-il
israj-média – Johanna Afriat
Pourquoi le monde hait-il les Juifs ? » : le plaidoyer du secrétaire d’Etat Robert Kennedy Jr. pour Israël
Le secrétaire américain à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., a publié un long manifeste sur le réseau X dans lequel il défend ses déclarations controversées sur le monde arabe, dénonce l’idéologie des Frères musulmans et fait l’éloge d’Israël. Dans ce texte de 3 700 mots, il s’en prend également aux médias américains, qu’il accuse d’avoir déformé ses propos.
La polémique avait éclaté après un discours prononcé dans le Michigan, au cours duquel Kennedy avait affirmé que les Arabes ne produisaient plus de grandes avancées scientifiques ou littéraires et ne remportaient pas de distinctions internationales majeures.
Loin de présenter des excuses, Kennedy persiste et accuse les journalistes d’avoir « omis un élément de contexte essentiel, apparemment pour donner du crédit à leurs accusations selon lesquelles mes propos étaient racistes et islamophobes ».
« Mon discours ne critiquait ni les Arabes ni l’islam, mais l’islamisme », assure-t-il. « Critiquer l’islamisme n’est ni islamophobe ni raciste. »
Le ministre américain établit une distinction entre l’âge d’or de la civilisation musulmane, dont il salue les réalisations scientifiques et culturelles, et l’essor des mouvements islamistes, auxquels il attribue une partie de son déclin. Il cible particulièrement les Frères musulmans, qu’il accuse de promouvoir une idéologie hostile à la démocratie, aux libertés individuelles et aux droits des minorités.
Kennedy consacre ensuite une large partie de son texte aux contributions du peuple juif dans les domaines scientifiques, économiques et culturels.
« Aucun groupe ethnique ou religieux n’a autant contribué que les Juifs au bien-être de l’humanité ou au progrès de la démocratie libérale », affirme-t-il, citant notamment Albert Einstein, Jonas Salk et Albert Sabin.
Kennedy accompagne sa démonstration d’une comparaison du nombre de prix Nobel attribués à des personnalités juives et musulmanes, cherchant à souligner la place exceptionnelle qu’occupent les Juifs dans les domaines scientifiques et intellectuels.
Il dresse également un portrait particulièrement élogieux d’Israël, saluant ses réussites économiques et technologiques ainsi que son système démocratique.
« Israël est un bastion fort et courageux de la liberté et des valeurs occidentales », écrit-il, mettant en avant les droits politiques des citoyens arabes israéliens et les libertés individuelles.
À l’inverse, il dénonce le régime du Hamas à Gaza, qu’il accuse d’avoir privilégié son arsenal militaire et son réseau de tunnels au détriment du développement de la population.
« Au lieu de construire une nation, le Hamas a transformé Gaza en un culte de la mort imprégné d’un sentiment de victimisation », affirme-t-il.
Le secrétaire américain à la Santé s’interroge ensuite sur les raisons de l’hostilité internationale envers Israël.
« Pourquoi le monde hait-il les Juifs et embrasse-t-il les islamistes ? », demande-t-il, avant de répondre : « La réponse, bien sûr, est une campagne de propagande massive et sophistiquée qui ignore les preuves et déforme la réalité pour présenter Israël comme un méchant mondial. »
Kennedy accuse notamment l’Iran, le Hamas et le Hezbollah d’utiliser Israël et les Juifs comme boucs émissaires pour détourner l’attention de leurs propres difficultés.
Cette prise de position intervient à quelques jours des élections américaines de mi-mandat du 3 novembre. Dans son manifeste, Kennedy s’en prend également à Abdul El-Sayed, candidat démocrate au Sénat dans le Michigan face au républicain Mike Rogers, en l’interrogeant sur ses liens présumés avec les Frères musulmans. El-Sayed a catégoriquement nié toute affiliation à l’organisation et condamné son idéologie.



























Parce que l’affirmation selon laquelle « c’est une loi établie (au mont Sinai) qu’Ésaü hait Jacob » est attribuée au Tanna Rabbi Shimon bar Yochai (Rashbi); elle figure dans le Midrash Sifrei (sur le Livre des Nombres, Piska 69) ainsi que dans le commentaire de Rachi sur la Genèse 33, 4 (dans la section de la Torah intitulée Vayishlach).