Rav Méïr Abitbol, fondateur de la Sifria Sefaradith, est décédé à 79 ans

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Rav Méïr Abitbol, fondateur de la Sifria Sefaradith, est décédé à l’âge de 79 ans. Il habitait dans le quartier Ramat Shelomo à Jérusalem et était le fondateur de la bibliothèque sefarade sise dans le quartier de Boukharim et de « l’Institut Bené Yissachar ».

Be’hadré ‘Harédim – Moché Weisberg – Photo : Shlomi Cohen

De l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem est arrivée la triste nouvelle du décès du rav Meir Abitbol, ​​​​le président de la bibliothèque séfarade, qui a travaillé pendant de nombreuses années pour faire revivre les enseignements juifs d’Espagne et du monde juif. Kountrass a profité de ses conseils et de son aide, en particulier durant une période récente durant laquelle nous avons mené une série d’articles concernant divers sages sefarades, sur ses conseils.

Le défunt est né à Casablanca, au Maroc, de son père, rav Amram, et de sa mère, Mme Sarah Zohra, née Elbaz. Enfant, il a étudié à Tanger puis est passé en Angleterre pour étudier à la Yechiva de Gateshead sous la direction du rav Aryeh Ze’ev Gurvitz. Il rejoignit ensuite à sa création la Yechiva Mercaz haTora, au Raincy, dirigée par le rav Ya’akov Tolédano zatsal.

Il épousa par la suite sa femme en Terre d’Israël et la même année, il suivit ses parents pour vivre à Montréal, au Canada, où il prit une part active à l’établissement de la communauté orthodoxe sefarade et marocaine, appelé le « Mercaz Sefarade », et dirigeait même la Yechiva locale.

Au début des années 1980, il a immigré en Terre d’Israël et s’est installé dans le quartier de Gilo à Jérusalem. Il y établit un Beth hamidrach et finança notamment un Kollel du soir dans le quartier. Il a été appelé à gérer la Yechiva « Ohel Moché » et les institutions de rav Moché Malka zztzal à Bené Brak.

Après avoir constaté l’existence dans les bibliothèques israéliennes d’écrits des sages d’Espagne et du Maghreb, et les photographies de leurs manuscrits à la Bibliothèque nationale, il fonda l’institut « Bené Yissachar », en souvenir de son grand-père, rav Yissachar Simoni zal. pour la recherche et la publication des livres des sages d’Espagne. Quelques années plus tard, il fonda la Sifria Sefarade, qui rassemble les livres des sages d’Espagne publiés. Plus tard, il fonda «Or Hamareb – Maison d’édition», la branche marketing de l’activité qui a publié sous sa main environ 400 livres.

Parmi les livres qu’il a fait paraitre à nouveau, on peut voir de nombreux essais qui ont été rédigés par les grands de la génération séfarade dans leurs livres.

Il était proche du rav Chalom Messas zatsal, le Grand rabbin de Jérusalem, et rabbi ‘Ovadia Yossef zatsal pouvait venir lui rendre visite pour l’encourager et le soutenir dans son travail, tout au long des années. Peu de gens le savent, mais il a été l’un des plus grands promoteurs de l’implantation du mouvement Shass à Jérusalem et au niveau national, prenant une part active à sa fondation.

Le rav Abitbol a remporté le prix Nissim Gaon, pour « 25 ans d’activité et de diffusion des livres des Sages sefarades ».

Il a travaillé humblement et modestement pour atteindre ses objectifs et a fui les honneurs et la publicité. Tout le monde dans la bibliothèque témoigne qu’il s’adressait à chaque visiteur à la hauteur des yeux et s’asseyait chacun pour une conversation sur la grandeur des sages d’Espagne et la nécessité de diffuser leurs enseignements. C’est ainsi qu’il encourageait les jeunes à apprendre de ces livres et c’est ainsi qu’il encourageait les jeunes aînés à publier de plus en plus d’essais et d’écrits tirés de la Tora de nos ancêtres.

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