Trump, cet éléphant américain qui se trompe énormément !

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                                                                                  Par Jean-Marc Alcalay

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On en rirait presque si cela n’aurait pas été aussi grave !

Décidément, je n’aurais pas voulu que Donald Trump eût été président des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Après l’attaque de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, Donald Trump aurait minimisé les bombardements japonais qui pourtant avaient fait 2403 morts, 1178 blessés, 16 navires endommagés, deux cuirassés coulés et 188 avions détruits…

« Je ne veux pas la guerre, pas davantage de morts » aurait déclamé le chef du pays en passe de devenir le plus puissant du monde, en descendant de son Air Force One, après une bonne partie de golf. Puis poursuivant : « Alors, je vais entamer des négociations de paix avec les Japs ! Je ferai la paix dans une semaine ou deux semaines ou trois… Vous verrez, et j’aurai le prix Nobellllll de la paix ! Les niakwes n’auront qu’à se plier devant moi. Sinon, ce sera l’enfer pour ces bridés ! Je suis Trump et je ne me trompe jamais !

Seulement voilà, à l’époque, le président Donald aurait malgré tout dû se plier aux dures lois des négociations de paix avec beaucoup de com pour enfumer, et faire croire en sa victoire et ajouter que le monde allait aller beaucoup mieux, me faisant encore penser que décidément, je n’aurais pas voulu que cet énergumène eût été président des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Une « victoire » aurait-il crié haut et fort, mais sans mentionner toutes les concessions faites au Japon qui lui au contraire aurait aussi crié victoire et là, c’eût été vrai !

On en rirait presque si cela n’aurait pas aussi grave !

Cela me rappelle qu’aujourd’hui, la guerre israélo-américaine lancée contre l’Iran le 28 février 2026 s’est soldée hier, 15 juin, par un « accord de paix, » ou un cessez-le-feu avec l’Iran, avec négociations à venir, mais sans qu’Israël y soit nécessairement associé alors qu’il est le premier concerné par la volonté iranienne de le détruire. L’ONU, si a-vide de faire la paix dans le monde n’a jamais voté une résolution obligeant l’Iran à retirer de son projet génocidaire la destruction d’Israël ! Mais cela ne semble gêner personne ! Hypocrisie des pays onusiens qui rangent cette question-là, pourtant cruciale, sous un tapis… d’Iran.

On en rirait presque si ce n’était pas aussi grave !

Trump contre Hitler, tout contre !

En ces temps terribles et barbares, Trump aurait minimisé l’attaque allemande contre l’Europe, le 10 mai 1940, alors même qu’il avait dit protéger ses alliés occidentaux contre le nazisme. Trump toujours a-vide d’obtenir le Prix Nobel de la paix s’en serait donc mêlé, mais pas pour engager son pays contre le nazisme et pour libérer l’Europe, mais encore une fois, pour négocier des accords de paix et surtout commerciaux avec Hitler. Échange de brevets entre les nazis et les États-Unis, promesses d’achats de Panzers, de machines-outils, et au final, une signature envisagée de coopération entre Hitler et Trump pour la construction des V1 et V2, les premiers missiles supersoniques, ancêtres de ceux lancés aujourd’hui, mais de façon plus perfectionnée, par Poutine sur l’Ukraine et par l’Iran sur Israël.

On en rirait presque si cela n’aurait pas été aussi grave !

À l’époque comme d’ailleurs aujourd’hui, Trump aurait envoyé, face au Japon et face à l’Allemagne beaucoup de ses navires et de ses troupes. Sans compter que cela aurait coûté des milliards de dollars mais au final, pour rien ! Il aurait pourtant juré de sauver l’Europe toujours en une semaine ou deux, ou trois, il n’aurait pas su au juste. Mais, soudainement, Trump se serait dégonflé. Sans but de guerre, peur de perdre, de perdre de l’argent surtout, laissant tomber d’un seul coup de tête ses « alliés européens », comme aujourd’hui, au lendemain de cette pseudo paix signée avec l’Iran, son allié israélien.

Décidément, je n’aurais pas voulu que Donald Trump eût été président des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Et quant à la déportation massive des Juifs et leur extermination systématique, il aurait dit qu’il allait rencontrer Hitler, engager avec lui comme avec les Japs comme il disait, des pourparlers de paix, lui dire d’un ton ferme, que « les Juifs sont sympas, qu’il ne faut pas les exterminer car ce sont de bons commerçants, ça, je m’y connais ! Ils ont aussi de bons philosophes et de bons écrivains, mais je ne lis jamais, je ne me fie qu’à moi-même. Ah j’oubliais, ils ont de bons médecins et de bons psychanalystes, mais je ne suis ni malade, ni névrosé. Allez, Adolf, arrêtez !

On en rirait  presque si cela n’aurait pas été aussi grave !

Décidément je persiste à penser que je ne n’aurais pas voulu que Donald Trump eût été président des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale…

Échec et mat contre Trump et les démocraties

Certes, aujourd’hui Trump est le président du pays le plus puissant du monde, mais il est inconsistant, se dégonfle comme un ballon de baudruche, aussi vite qu’il s’est emporté contre Poutine, contre l’Iran, contre la Chine… Et ses amis, en lâche qu’il est, il les lâche bel et bien ! Il les trompe, se trompe et sera trompé par les Iraniens après qu’il eût promis de débarrasser le monde des mollahs terroristes, de leur soif d’obtenir le nucléaire militaire et des Gardiens de la révolution, assassins de leur peuple. Il a très vite oublié qu’ils ont massacré plus de 40 000 civils iraniens en quelques jours, oublié également qu’ils ont pendu de jeunes contestataires au bout d’une abominable grue ! Ainsi, Trump laisse-t-il tomber les Israéliens, le peuple iranien et par déflagrations, les occidentaux toujours aussi naïfs, qui subiront le narcissisme de mort gonflé à bloc des terrorismes islam-istes et des pays, que sont l’Iran, le Qatar, le Yémen des Houtis non moins terroristes que ces bandes armées que sont le Hamas et le Hezbollah… Tous penseront que l’occident ainsi vaincu est enfin à la portée de leur Jihad mondial. Non merci monsieur Trump pour ce que vous auriez fait hier face au Japon et à l’Allemagne nazie et pour ce que vous faites aujourd’hui face à l’Iran, en sacrifiant le monde démocratique sur l’autel du terrorisme. Trump ferme les yeux sur toutes ces conséquences ! Habiles joueurs d’échecs, en diplomatie, les négociateurs iraniens le rouleront dans la farine et le monde n’en ira que plus mal ! Ils mettront les pays du Golfe (sauf le Qatar) et le monde occidental sous leurs bottes ! Car, quitte à faire la guerre à l’Iran, il fallait aller jusqu’au bout, jusqu’à la chute de ce régime de terreur. Honte à ce Donald, façon Walt Disney !

On en rirait  presque si cela n’était pas aussi grave !

Décidément hier, je n’aurais pas voulu que cet homme inconsistant eût été président des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, je suis amer et inquiet pour Israël, pour l’occident et pour les démocraties, alors qu’il est à la tête du pays, militairement, le plus puissant du monde. Décidément, en paraphrasant ce fameux dicton, je dis que, face à l’Iran, ce président-éléphant se trump énormément, à moins que, vexé par son impuissance diplomatique et par l’échec des négociations, il ne se retourne une nouvelle fois contre le régime des mollahs ! À suivre…

On en rirait presque si ce n’était pas aussi grave !

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