Le ministre des Communications s’en est pris aux Israéliens qui prévoient de venir spécialement dans le pays en vue des élections : « Que celui qui ne vit pas dans le pays fasse son aliyah ».
Le ministre des Communications, Shlomo Karhi (Likoud), a attaqué aujourd’hui (mercredi) les Israéliens résidant à l’étranger qui prévoient de venir en Israël pour voter aux prochaines élections, les appelant à ne pas faire le voyage spécialement dans le but d’influencer les résultats du scrutin.
« La gauche tente actuellement de faire venir des foules de l’étranger. Que ceux qui ne vivent pas ici dans le pays ne viennent pas uniquement pour leur logique du « Tout sauf Bibi » pour tenter de changer le gouvernement », a déclaré Karhi.
Lors d’une interview accordée à Radio 103, il a été demandé à Karhi pourquoi les Israéliens ne pourraient pas voter depuis l’étranger, comme cela se fait dans d’autres pays. « Je pense que ceux qui vivent dans le pays doivent influer sur son avenir ; ceux qui n’y vivent pas sont invités à faire leur Aliyah. Tout Juif a le droit d’immigrer en Israël, d’y influer et de le bâtir », a-t-il répondu.
Les élections se tiendront le 27 octobre. La loi israélienne ne permet pas à la majorité des citoyens de voter en dehors des frontières du pays ; les Israéliens séjournant à l’étranger doivent donc se rendre physiquement en Israël pour exercer leur droit de vote.
Ces derniers jours, le débat s’est intensifié autour des Israéliens vivant à l’étranger qui prévoient de faire le déplacement spécialement pour le scrutin. Certains d’entre eux ont déjà publié sur les réseaux sociaux des captures d’écran de billets d’avion achetés pour la période des élections.
Au début du mois, le Likoud s’est adressé à la Commission centrale des élections contre une initiative visant à héberger gratuitement des électeurs venus de l’étranger, soutenant qu’il s’agissait d’un avantage indu. Dans le même temps, des Israéliens résidant à l’étranger ont affirmé avoir eu des difficultés à obtenir des réponses du ministère de l’Intérieur concernant leur inscription sur le registre électoral et le lieu où ils pourraient voter.
Certains ont même soutenu que le robot conversant (bot) du gouvernement ne leur permettait pas de vérifier s’ils étaient inscrits sur les listes électorales et, le cas échéant, où ils devaient se présenter.





























