Amir Taheri
Les murs de Paris sont tapissés d’affiches criant « Trump, Netanyahu ! Arrêtez la guerre ! », comme si l’Iran n’était impliqué que comme victime.
Je ne connais aucun autre pays où l’élite dirigeante soit aussi différente, de manière négative, de la masse de la population qu’elle domine.
Ce que les médias traditionnels choisissent d’ignorer, c’est la guerre dans la guerre, celle que le régime mène contre le peuple iranien.
Verser des larmes d’amour pour un tel régime et le dépeindre comme une victime innocente sous l’effet de préjugés partisans constitue une trahison envers le peuple iranien et envers la tragédie de cette guerre. Plus grave encore, c’est trahir la première victime de la guerre : la vérité.
Amir Taheri a été rédacteur en chef du quotidien iranien Kayhan de 1972 à 1979. Il a travaillé pour ou écrit pour d’innombrables publications, a publié onze livres et est chroniqueur pour Asharq Al-Awsat depuis 1987.



























