Vance et Ghalibaf en Suisse : négociations sur fond de tensions au Liban et de fermeture du détroit d’Ormuz

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Le vice-président des États-Unis est arrivé ce matin en Suisse pour des discussions avec la délégation iranienne, après que Téhéran a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz. Parallèlement, la reprise des échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah menace l’application de l’accord signé par Trump cette semaine.

JDN – Zeev Gur Arieh

Le vice-président des États-Unis, J.D. Vance, est arrivé ce matin (dimanche) en Suisse en vue d’un nouveau cycle de discussions avec l’Iran, visant à préserver les ententes trouvées la semaine dernière dans le cadre du protocole d’accord signé par le président Donald Trump lors du sommet du G7 en France. Les discussions se déroulent sur fond d’escalade au Liban, après que le Hezbollah a violé le cessez-le-feu, causant la mort de cinq soldats, dont le commandant du 52e bataillon, et blessant plusieurs autres combattants. À la suite de ces graves violations, l’armée de l’air a lancé des vagues de frappes massives au Liban. En réaction, l’Iran a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz.

L’annonce de la fermeture du détroit d’Ormuz a été publiée par le quartier général « Khatam al-Anbiya », le commandement militaire conjoint de l’Iran. Téhéran a affirmé que cette mesure était motivée par l’échec de Washington à empêcher la reprise des affrontements entre Israël et le Hezbollah, malgré les ententes incluses dans l’accord signé il y a seulement quelques jours.

Vance a déclaré avant son décollage que l’administration américaine espérait progresser à la fois sur la question du nucléaire iranien et sur celle du cessez-le-feu au Liban. « Malgré les gros titres, la situation au Liban s’améliore et les affrontements s’apaisent dans une certaine mesure », a-t-il dit aux journalistes sur la passerelle de l’avion.

Malgré la déclaration iranienne, le Commandement central de l’armée américaine (CENTCOM) a indiqué que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz se poursuivait normalement et que les forces américaines suivaient de près l’évolution de la situation afin de garantir la liberté de navigation dans la région.

Le président Trump a également abordé la question, écrivant sur les réseaux sociaux que pendant les 60 jours du cessez-le-feu, aucune taxe de transit ne serait perçue dans le détroit d’Ormuz. Selon lui, même après cette période, aucun nouveau prélèvement ne sera imposé à moins qu’il ne soit déterminé par les États-Unis eux-mêmes.

Cependant, avant même l’annonce de la fermeture du détroit, des difficultés avaient été enregistrées concernant le retour à la normale du trafic maritime. L’Iran a commencé à appliquer de nouvelles procédures exigeant que les navires s’enregistrent à l’avance pour transiter, et la vigilance reste de mise chez les compagnies maritimes face à l’incertitude dans la région.

Les négociations, qui devaient initialement commencer vendredi, ont été reportées de deux jours après que l’Iran a annoncé qu’il repoussait les discussions menées par le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et d’autres hauts responsables du secteur de l’énergie. Selon les Iraniens, ce report a été décidé à la suite des frappes de Tsahal au Liban. Les parties se rencontreront toutefois aujourd’hui, bien que de nombreuses frappes de haute intensité aient eu lieu au cours de la journée de samedi.

Le vice-président Vance a souligné que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner se trouvent déjà en Suisse et mènent des discussions techniques en vue de l’ouverture des négociations.

Les tensions sur le front libanais pèsent sur les efforts diplomatiques. Le protocole d’accord signé par Trump mercredi stipule que la fin des combats sur le front libanais fait partie intégrante de l’accord global. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé que la délégation iranienne devrait exiger des États-Unis qu’ils respectent leurs engagements sur ce point lors des discussions en Suisse.

Pendant ce temps, le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz continuent de clarifier qu’Israël ne renoncera pas à ses objectifs de sécurité au Liban et continuera d’agir contre le Hezbollah tant que la menace de l’organisation persistera.

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