Macron entraîne et finance l’armée libanaise contre Israël

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La France vient d’accorder une nouvelle tranche d’aide estimée à 14 millions d’euros (17,2 millions de dollars) à l’armée libanaise.

«Le gouvernement français a octroyé 14 millions d’euros d’aide militaire à l’armée libanaise», a déclaré ce jeudi 8 mars 2018, l’un des responsables du ministère français des Armées.

Cette aide vient s’ajouter aux centaines de missiles HOT (missiles anti-chars) et plusieurs équipements associés (simulateurs, pièces de rechange…) offerts gratuitement aux Libanais.

La France projette aussi de former, à ses frais, les forces armées libanaises en particulier dans le domaine de la lutte contre les IED (engins explosifs improvisés). Elle fournit déjà à l’armée libanaise une série d’équipements spécifiques à certaines unités, à l’instar des tireurs d’élite, des troupes de montagne et des forces d’intervention.

Le responsable français prétend que l’objectif de cette aide consiste à renforcer les institutions libanaises ainsi que la sécurité du pays. Paris a décidé de se substituer aux donateurs saoudiens qui ne veulent plus sponsoriser le Liban, car ce dernier ne veut pas réduire le nombre de membres du Hezbollah au Parlement.

«Riyad ne veut plus investir des milliards de dollars au Liban et l’actuel leadership saoudien ne montre pas autant d’intérêt à établir les mêmes relations du passé avec Beyrouth. Par conséquent, nous sommes à un stade où nous essayons d’aider l’armée libanaise à être raffermie», a indiqué un responsable du ministère français des Armées.

Le régime sunnite saoudien a décidé aussi de suspendre l’aide militaire destinée à l’armée libanaise et aux Forces de sécurité intérieure (FSI) en raison de la position d’hostilité du Liban à l’encontre de l’Arabie saoudite, suivant celle du groupe terroriste Hezbollah qui s’approprie l’État libanais.

En réaction à cette décision de l’Arabie saoudite, la France se précipite donc pour aider ce pays vassal de l’Iran dans sa guerre indirecte contre Israël.

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L’Arabie saoudite souffre également d’une crise financière, en raison de son engagement militaire au Yémen, un autre front de la guerre déclenchée par l’Iran, et la baisse des cours du baril de pétrole.

Des élections législatives libanaises doivent se tenir en mai 2018 sur fond des tensions entre le pays du Cèdre et Israël. Une occasion pour les Libanais de multiplier les provocations contre leur voisin du sud.

L’armée libanaise hausse le ton et menace directement Israël– qui ne lui avait rien demandé

Le Liban menace son voisin du sud et dit qu’il est prêt à lancer une action militaire au cas où les Israéliens entament la construction d’un mur de sécurité le long des frontières israélo-libanaises. Ces menaces reflètent les intentions agressives des dirigeants militaires et politiciens libanais, qui sont surtout visibles dans la presse arabophone.

  • Le président libanais Michel Aoun qui a reçu, le 26 février 2018, au palais présidentiel à Baabda le secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, en présence du commandant de la Force intérimaire de l’ONU (FINUL) au Liban, Michael Beary, a affirmé que le Liban était prêt à se battre contre Israël.
  • Autre menace, cette fois, venant de responsable sécuritaire de haut rang : «Si Israël fait construire un mur de béton le long de la frontière sud du Liban, la décision du Haut Conseil de la Défense sera contraignante» a affirmé, mardi 6 mars 2018, le général Abbas Ibrahim, directeur de la Sûreté générale, avant de poursuivre que ces murs construits par Israël n’assureront jamais sa sécurité. Ce responsable est très proche du membre du Conseil central du Hezbollah chargé de la supervision des activités de la lutte armée, Cheikh Nabil Farouk.
  • Selon le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Joseph Aoun, les militaires du pays sont prêts à attaquer l’ennemi israélien. Le 7 mars 2018, le commandant de l’armée a mis en garde Israël. Il a réaffirmé que son armée était prête à fournir une réponse foudroyante à toute éventuelle agression israélienne.
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«Le Liban condamne fermement l’ennemi israélien portant atteinte à la souveraineté du pays et à son droit inaliénable d’exploiter toutes ses propres ressources économiques», a déclaré le général Joseph Aoun, cité par l’armée libanaise soulignant : «L’armée n’épargnera aucune méthode disponible pour faire face à toute agression israélienne, quel qu’en soit le prix

Le général Joseph Aoun, a insisté sur la disposition des effectifs de son armée à faire face aux Israéliens sur les frontières méridionales ou toute tentative visant à se rendre maître d’une partie des frontières terrestres et maritimes.

«Quelles que soient les menaces de l’ennemi israélien et ses provocations, l’armée libanaise jouit d’une volonté ferme pour défendre les droits du pays avec tous les moyens et le potentiel disponibles», a-t-il martelé.

Lors de l’inspection de la direction du troisième régiment d’intervention, le général Aoun a également estimé que l’armée libanaise était bien prête pour la confrontation.

  • Le Conseil supérieur de la Défense du Liban a ordonné le 7 février dernier aux forces interarmées libanaises d’être prêtes à réagir sur frontières terrestres et maritimes. Les participants à la réunion ont promis de défendre les soi-disant droits légitimes du Liban sur les ressources en Méditerranée.
  • En ce qui concerne la question du mur israélien à la frontière avec le Liban, ils ont rétorqué que la construction d’un tel mur à l’intérieur du territoire libanais représenterait une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU.

«Nous accordons aux forces armées le soutien politique nécessaire pour agir à la frontière terrestre et maritime», a déclaré le Conseil dans un communiqué.

  • Le ministre libanais de la Jeunesse et des Sports, Mohammad Fneich, qui est également un haut placé du Hezbollah, a menacé directement Israël durant une cérémonie de commémoration des chefs terroristes à laquelle participaient Emad Moghmiyeh, Abbas al-Moussaoui et Cheikh Ragheb.
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Les différends entre Israël et le Liban sur les gisements de pétrole et de gaz sont montés d’un cran depuis que Jérusalem a décidé de construire un mur de séparation anti-terroriste en béton. Les Israéliens souhaitent légitimement protéger leur population par un mur, lequel sera évidemment construit à l’intérieur de leurs frontières – contrairement à la propagande libanaise – sans quoi ils ne pourraient pas éviter sa destruction immédiate.

Le gouvernement libanais prétend que le mur en question traverse un territoire appartenant au Liban, mais qu’il se situe du côté israélien de la Ligne bleue, que l’ONU a délimité lors du retrait d’Israël du Sud-Liban en 2000.

Le Liban a également un différend frontalier maritime non résolu avec Israël sur une zone triangulaire en mer d’environ 860 km² qui s’étend le long de trois des cinq plates-formes que le Liban a mises en adjudication au début de l’année dernière.

En dépit des menaces l’armée libanaise, Israël a annoncé son intention de mettre son projet à exécution.

Le nouveau mur entre les deux pays, à l’instar de celui qui les sépare de l’Égypte, fait 30 kilomètres de long et 6 mètres de haut. Le coût de sa construction s’élève à 28 millions de dollars.

© Ftouh Souhail pour Dreuz.info

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