La compassion d’une magistrate pour un terroriste

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Il ne s’agit déjà plus de spéculations, de vagues impressions ou de paranoïa: il y a une tendance dans la justice israélienne à être intransigeant avec les Juifs et compassionnel envers les Arabes ou les Bédouins.

La juge Varda Maroz, du tribunal de district du centre à Lod a annulé la décision du ministre de l’Intérieur Arié Dery de déchoir de sa citoyenneté israélienne un terroriste qui avait commis un grave attentat à Tel-Aviv. Le 21 novembre 2012, Mahmad Mafarja, arabe israélien, avait déposé un engin piégé dans un autobus de la ligne 142, faisant 26 blessés. Le terroriste avait obtenu la carte d’identité israélienne dans le cadre de la politique de “réunification des familles” alors qu’il était encore mineur. L’attentat fut sa manière délicate de remercier l’Etat d’Israël…

Ce qui est particulièrement révoltant dans cette décision de “justice” est la raison invoquée par la juge pour justifier son verdict: “…Malgré sa gravité, cet attentat ne répond pas à la définition’ d’acte hors-norme et extrême’ selon l’échelle des actes terroristes. Dès lors, selon ma vision des choses, il n’y a aucune justification à l’utilisation d’une sanction extrême telle que la déchéance de citoyenneté”!

Ces arguties pour justifier une décision de clémence envers un terroriste ont été curieusement absentes de la justice israélienne lorsqu’il s’est agi d’expulser la semaine dernière des citoyens exemplaires à Netiv Ha-Avot, qui ont vu leurs maisons détruites parfois pour 80 cm de dépassement du périmètre domanial.

Le ministre de l’Intérieur a vivement réagi: “Il s’agit d’une décision malheureuse qui fait fi des intérêts des citoyens sont victimes du terrorisme et ignore la sensibilité de la population. Je vais faire appel de ce verdict. Si une charge explosive dans un autobus qui fait 26 blessés n’est pas assez extrême, alors qu’est ce qui sera considéré comme extrême ?”

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Autre réaction indignée, celle du député Betzalel Smotrich (Habayit Hayehoudi): “En vérité, je ne trouve plus les mots pour exprimer ma frustration et ma douleur face au fonctionnement de la justice dans notre pays. Elle se révèle une fois après l’autre comme étant un système pourri, animé par une échelle de valeurs distordue ainsi qu’une capacité de jugement complètement déconnectée”.

Photo Tomer Neuberg / Flash 90

Source www.lphinfo.com

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