Franz Kafka serait-il devenu israélien ?

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La Cour suprême d’Israël a dépossédé une famille israélienne des manuscrits de Franz Kafka en sa possession, jugeant qu’ils devaient être transférés à la Bibliothèque Nationale. Cette dernière a en effet annoncé dans un communiqué que le tribunal avait jugé qu’elle était le « meilleur endroit » pour conserver ce trésor de textes inédits de l’écrivain tchèque Franz Kafka, les responsables de la bibliothèque s’étant engagés à les rendre accessibles au grand public…

Jusqu’à cette date, les manuscrits étaient encore la possession de Eva Hoffe, 78 ans, la fille de Ilse Esther Hoffe, elle-même secrétaire de Max Brode, l’ami de Kafka qui les avait reçus de la main de l’écrivain et les avait sauvés en s’arrangeant pour qu’ils ne tombent pas entre les mains des nazis pendant la guerre. Eva Hoffe avait pris l’initiative de revendre les inédits au « Deutsches literaturarchiv » (DLA) de Marbach qui n’avait pas hésité à proposer la somme de 2 millions de dollars pour les récupérer.

La décision  du tribunal a pris effet ce lundi, mettant fin à une saga qui durait depuis de près de 40 ans…

La Cour suprême aura donc réussi un tour de force en faisant de Franz Kafka un « écrivain israélien post-mortem ». La alia n’a pas de prix…

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2 Commentaires

  1. A sa mort en 1924, Kafka avait fait don de ses manuscrits à Max Brod. Ce dernier, fuyant la Tchécoslovaquie après l’invasion par l’Allemagne nazie en 1939, les emporta avec lui en Palestine. Les documents, dont plusieurs écrits rares, furent ensuite légués, après sa mort en 1968, à sa secrétaire, Esther Hoffe. Dans son testament, Brod demandait à son assistante de léguer à son tour ces archives à « l’université hébraïque de Jérusalem ou à la bibliothèque municipale de Tel-Aviv ou à une autre institution en Israël ou à l’étranger ».

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