Arrête de m’énerver !

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Chez un Juif, la colère ne doit pas exister du tout.

Cette déclaration t’énerve ? Parlons-en.

Mais d’abord, revenons aux points fondamentaux. Il est essentiel de comprendre que tant que nous nous opposons aux émotions qui s’éveillent en nous, nous ne pouvons pas guérir. Pour cela, nous devons parvenir à un état où nous cessons de lutter contre ce qui émerge en nous. Cependant, de manière inconsciente, nous avons érigé toutes sortes de barrières et de mécanismes de fuite qui nous empêchent de faire face à nos émotions. L’une des principales fuites de ce qui émerge en nous est la colère.

Dans de nombreuses situations, certains d’entre nous se mettent en colère. « Pourquoi ne fermes-tu pas le tube de dentifrice après l’avoir utilisé ? », « Mais qui est ce ‘Hazan qui s’étale et pense que nous avons tout notre temps ! », « Qu’est-ce que c’est que ces notes que ce gosse ramène ? », « Arrête de m’interrompre ! »

En réalité, chaque fois que nous nous mettons en colère, c’est parce qu’à ce moment-là, nous rencontrons un sentiment intérieur douloureux et nous cherchons instinctivement à y échapper. La colère devient alors un moyen facile de fuite. Pour améliorer ton bien-être dans la vie, tu dois faire un véritable travail sur toi-même. En premier lieu, tu dois assumer la responsabilité de tes émotions et de ce qui se passe en toi. Si tu te mets en colère, c’est parce qu’à ce moment-là, tu ressens une douleur. Cette douleur n’est pas forcément liée à ce qui se passe à l’extérieur ou à ce que l’autre fait. C’est à toi de lui donner de la place. En lui donnant de la place et en l’honorant, la douleur disparaîtra et ne te demandera plus d’énergie. Par contre, si tu fuis dans la colère, la douleur rencontrée par ce sentiment ne disparaîtra pas et tu dépenseras beaucoup d’énergie pour l’éviter.

Quand quelqu’un se met en colère face à une situation, cela peut révéler qu’un sentiment précis est un sujet sensible pour lui. Il est possible que nous ayons des émotions douloureuses qui nous irritent particulièrement à cause d’expériences passées. Lorsque quelqu’un nous confronte à cette émotion, nous sommes tentés de nous mettre en colère pour ne pas la ressentir. Si nous avons le courage d’identifier cette émotion, nous pouvons alors travailler avec elle plutôt que de l’éviter. En vivant et en donnant de la place à ce qui nous fait mal, nous permettons à ce sentiment de perdre en puissance.

Binyamin appelle la banque pour obtenir un document et le fonctionnaire au bout du fil n’est ni coopératif ni attentif. Binyamin sent la colère monter en lui. On pourrait lui demander : « Binyamin, essaie de mettre ta colère de côté et demande-toi, qu’est-ce que tu ressens à ce moment-là ? Un sentiment d’effacement ? Un sentiment d’impuissance ? »

Yoël vient de se faire doubler par une voiture. Cela le met en colère. On lui demanderait : « Yoël, si tu ne réagissais pas par la colère, quel sentiment émergerait en toi ? Te sens-tu faible ? Te sens-tu ignoré ? »

Ariel demande à plusieurs reprises à ses enfants de ranger leurs jouets, en vain. Il finit par s’emporter. Mais qu’éprouve-t-il réellement à l’intérieur lorsqu’il constate le manque de réponse de ses enfants ? Peut-être un sentiment d’impuissance ou de défaite ?

Raphaël rentre chez lui en espérant passer une soirée agréable avec sa famille. Mais en arrivant, il voit que les membres de sa famille sont fatigués et de mauvaise humeur. Très vite, Raphaël se rend compte qu’il agit avec impatience et nervosité. Quel est le sentiment que Raphaël cherche à éviter en s’irritant ainsi ? Il doit être attentif et laisser de la place à ce sentiment. Peut-être est-il déçu ? Il avait des attentes qui n’ont pas été comblées. Les autres n’y sont pour rien. C’est en lui que cela se passe. Il a eu une attente et une déception. Des émotions et des fuites. Il est dommage de projeter sa colère sur autrui, surtout lorsque c’est à nous-mêmes de faire face à une partie de notre être.

Avant de dire que le sujet de la colère ne te concerne pas, il est important de savoir que la colère peut s’exprimer de différentes manières. Il y a celui qui, lorsqu’il est en colère, crie, explose et montre clairement son état émotionnel, et il y a celui qui reste froid, distant et indifférent. « Mais qu’est-ce qu’il y a, Avi ? Pourquoi tu pars au milieu de notre discussion ? » « Rien du tout ! Mais je suis pressé, au revoir. » Avi s’est senti froissé pour une quelconque raison et il réagit avec distance et indifférence. C’est une forme de colère comme une autre. À nous d’être attentifs à ce qui émerge en nous et de nous prendre en main.

Je t’invite à vérifier par toi-même ces moments où la colère surgit en toi, à écouter et à être attentif pour enfin donner de la place à tes sentiments intérieurs ! Peut-être que bientôt, la colère ne fera plus partie de ta vie !

Si ces conseils t’ont été utiles et que tu penses que d’autres pourraient en bénéficier, n’hésite pas à les partager avec eux. Tu as des remarques ou des questions, envoie-les-moi. Tu peux également me contacter si tu as besoin de conseils.

Je t’invite à consulter les articles précédents de cette série qui sont complémentaires à celui-ci :

Il était une fois un enfant…

À l’attention des courageux parmi nous !

Test de personnalité

La force de ne rien faire

Chim’on Zyzek – Thérapeute émotionnel

0527145779

simonzyzek@gmail.com

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