À l’attention des courageux parmi nous !

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Un des éléments centraux qui guide notre vie est la peur. Tant que nous ne sommes pas conscients de nos peurs, il est très difficile de progresser dans notre travail intérieur. Il existe différentes peurs qui influencent directement notre comportement.

Certains craignent l’échec. D’autres ont peur de révéler leur véritable identité. Certains ont peur d’avoir peur, tandis que d’autres ont peur du rejet. Cette peur a un impact direct sur notre comportement.

Chacun réagit à ses peurs selon sa personnalité, mais nous sommes tous dirigés par la peur. Ces peurs peuvent provenir d’expériences d’enfance, souvent liées à des émotions désagréables. En réaction, nous nous sommes promis de ne plus jamais ressentir ces émotions et vivons avec la peur constante qu’elles reviennent. Cela affecte notre manière de vivre la vie.

Prenons par exemple, Ya’acov. Lui, a peur d’être critiqué, alors il rejette les autres avant qu’ils ne le rejettent. Ou bien, il s’annule lui-même d’emblée avant que d’autres ne le fassent : « Je sais que je te dérange, mais … » Ou encore il tentera d’être absent et insensible sentimentalement.

David est hanté par la peur de la solitude. Il se réfugie dans des comportements interdits où il ressent une connexion imaginaire ou des émotions qui lui permettent d’échapper à cette peur. Ou encore, cette peur le conduit à dénigrer les relations sociales : « À quoi servent les amis ? Qui a besoin de ça de toute façon ? ».

Daniel, quant à lui, est motivé par la peur de l’échec. Par conséquent, il n’entreprend rien et, dans ce qu’il fait, il s’efforce constamment d’être parfait.

Yits’hak a peur d’être déçu, alors il n’attend rien de personne. Il abandonne tout depuis le début.

Nathan a trois personnes qu’il craint de rencontrer, alors il fait attention à où il va. Il évite une rue parce qu’il pourrait rencontrer untel, et un événement parce qu’il pourrait rencontrer untel. Il est gouverné par ses peurs.

Acher, lui, a peur d’exprimer de l’affection. Il craint de montrer des émotions, car s’il le fait, il pourrait être perçu comme faible. Il craint également que cela n’entrave sa liberté. Ou il a peur qu’on le manipule en lui disant « si tu m’aimes alors… ».

Si nous sommes constamment guidés par la peur, nous ne vivons pas vraiment notre vie. Nous vivons nos peurs au lieu de vivre par choix.

Tu veux te libérer de cela ? Tu en as assez de vivre ta vie par la peur ? La première étape que tu dois faire est de l’identifier. Accepte que tu agis et réagis par peur. Identifie ces peurs et ne résiste pas à cette réalité. Donne de la place à cette peur et laisse-la vivre.

Il peut également être utile d’examiner ton enfance. La plupart du temps, une personne qui est dirigée par la peur a eu dans son enfance, des évènements où elle ressentait une émotion très désagréable. Elle s’est jurée de ne plus jamais ressentir cette émotion et vit désormais dans la peur constante qu’elle revienne.

Yoni est rentré chez lui avec dix minutes de retard. Sa femme lui demande : « Pourquoi es-tu en retard ? » Yoni réagit à cette question de manière agressive : « Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu as des griefs contre moi ? » Parce que le sujet du manque de confiance envers lui est très sensible. En tant qu’enfant, il a vécu un manque de confiance envers lui. On doutait constamment de lui et on ne croyait pas en lui. Quand il était enfant, lorsqu’il est revenu d’une étude avec un ami, on lui a demandé : « Avez-vous étudié ou avez-vous simplement parlé ? Es-tu sûr que tu n’as pas simplement gaspillé ton temps ? » Et une fois, quand il est revenu d’une course au magasin et qu’il affirma avoir perdu la monnaie, il reçut comme réponse : « Es-tu sûr que l’argent a été perdu ou as-tu fait quelque chose de plus intéressant avec ? » Il était un enfant innocent et pur. Et lorsqu’il ressentait qu’on ne lui accordait pas de confiance, cela lui faisait très mal. Depuis, chaque fois qu’on le cherche un peu et qu’on laisse sous-entendre que ce n’est peut-être pas pour rien qu’il est en retard, cela le met hors de lui. Il a peur qu’on ne croie pas en lui.

Yoni est préoccupé par la survie. Il n’agit pas et ne vit pas par choix. Après cette dispute avec sa femme, Yoni s’est assis un peu avec lui-même et a médité : « Que s’est-il passé quand je suis rentré à la maison ? Qu’ai-je ressenti en moi ? » Écoutons ce qui se déroule en lui en cet instant après une écoute intérieure prolongée. À l’intérieur de Yoni, il y a un discours intérieur apaisant, sincère et non critique : « J’ai ressenti qu’on ne croyait pas en moi. On doutait de moi. Quelle douleur ! C’est comme un coup de couteau au cœur ! Peut-être qu’on ne m’accorde vraiment pas de confiance ? Vérifions. Finalement, ce n’est pas quelque chose d’occasionnel. Il y a d’autres moments où je fais face à cette émotion. De plus, la façon dont je réagis me semble aussi démesurée. Si cette personne ne m’accorde pas de confiance, c’est censé être son problème. Il se trompe, et c’est dommage pour lui. Mais en réalité, quelque chose s’est passé chez moi. Chez moi, une douleur a pénétré dans mon cœur. Parce que chez moi, c’est un sujet d’inquiétude. Je suis particulièrement sensible à ce sujet. Je me souviens de moi enfant à l’âge de 10 ans quand je suis rentré de ce magasin. Comment j’ai ressenti un manque de confiance envers moi. (Des larmes remplissent les yeux de Yoni) Je me sentais seul là-bas. J’étais plein d’innocence et de pureté. Je voulais qu’on croie en moi. Oui, parfois ma tête était dans les nuages, et j’oubliais des choses. Mais ce n’était pas mal intentionné. J’avais tellement envie qu’on croie en moi. » Yoni l’enfant, n’est parti nulle part. Il est toujours dans Yoni l’adulte. Si Yoni prête attention à la peur qui l’accompagne et a le courage d’accepter cette réalité, s’il laisse de la place à sa peur, donne de l’espace à la douleur intérieure et constante qui réside profondément en lui, cette douleur s’atténuera. Il ne réagira plus à partir de la peur. La peur et la douleur n’exigeront plus autant d’énergie de sa part. Et il pourra agir par volonté. Lorsqu’il rentrera du magasin après avoir oublié un produit, il ne paniquera pas. Il agira en responsable. Il prendra la responsabilité de ce qu’il a fait. Et prendre ses responsabilités ne le rabaissera pas. Au contraire, cela viendra de l’acceptation de soi. La responsabilité est une force. Si sa femme est inquiète, il sera là pour la rassurer.

Dans cet article c’est un trésor que je te fais découvrir. Je suis sûr que tu vas prendre ces conseils en pratique. Tu vas t’habituer à identifier les peurs qui t’accompagnent. Et au lieu de les refouler, tu oseras les accepter en prenant conscience qu’elles sont à toi et ne sont pas forcément objectives. Tu pourras enfin te diriger vers Hachem et lui dire : « Hachem ! Tu sais ce qui s’anime à l’intérieur de moi. Tu sais que j’ai peur maintenant. J’ai peur de ressentir une déception, de la solitude, du rejet, d’être faible et impuissant. Hachem, je sais que c’est quelque chose qui se passe chez moi et n’est pas lié avec la personne en face de moi. Je sais aussi que Tu es avec moi tout le temps et Tu ressens la douleur que je vis. Je ne suis pas seul. Je ressens Ta présence, Ta confiance en moi, Ton amour, Ta protection. Je sens que je suis entre les meilleures mains possible.

(Voici les liens vers les articles précédents de cette série [1] [2] [3])

Si ces conseils t’ont été utiles et que tu penses que d’autres pourraient en bénéficier, n’hésite pas à les partager avec eux. Tu peux me contacter si tu as besoin de conseils.

Chim’on Zyzek – Thérapeute émotionnel – 0527145779 – simonzyzek@gmail.com

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