Le ton change à Ma’ariv

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Le ton semble en effet changer dans l’un des importants quotidiens israéliens face au gouvernement actuel, ou, en tout cas, face à son Premier ministre (Bennet, pour qui l’aurait oublié). Kalman Liebskind (notre photo) y écrit :

« Un énorme tas de valeurs foulées au pied et de taches morales marque l’accés de Bennett au bureau du Premier ministre. Il y a là-dedans, dans ce tas, les nombreux mensonges qu’il a osé faire à ses électeurs. Il contient les nombreuses promesses qu’il a faites, qu’il a brisées les unes après les autres. Mais toutes ces taches sont éclipsées face à la grande honte qui sera inscrite à jamais au nom de Bennett. Bennett a complètement effacé le terme « lignes rouges » du lexique. Après son mandat, il n’y aura plus rien à redire. Tout sera permis et tout sera légitime.

 » Mille fois Bennett a été mis en garde face à sa coopération dangereuse avec des députés arabes extrémistes, mais pour comprendre à quel point cet homme était prêt à descendre pour détenir le titre de  » Premier ministre « , il est important de savoir la chose suivante : après que la police et le GSS aient réussi à arrêter les suspects dans une tentative d’assassinat de Juifs lors des émeutes d’Acre, un groupe de résidents arabes de la ville a installé une tente de protestation pour exiger leur libération. L’orateur qui a exigé la libération des tueurs était Al-Harumi, nommé par la suite président du Comité de l’intérieur par Bennett. Un haut responsable du gouvernement Bennett a demandé publiquement la libération des terroristes meurtriers…

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« Combien Nir Orbach peut être embarrassant à la suite de la publication de son message de félicitations à MK Maraan sur Instagram, lorsqu’elle a pris la présidence du Comité des travailleurs étrangers, un instant après son parti se soit opposé à sa canditature à la Knesset, parce qu’elle soutient la lutte armée contre l’État d’Israël. Jusqu’où doit-il descendre pour déclarer à la Knesset que « Walid Taha mérite d’être à la Knesset », alors qu’il y a seulement cent jours, lui et son parti ont cherché à disqualifier la candidature de Taha à la Knesset, affirmant qu’il soutenait des terroristes meurtriers.

« Qu’est-ce que ces gens expliquent à leurs enfants ? conclut Liebskind. Que pour éviter une cinquième élection, ils ont jeté à la poubelle tout ce sur quoi ils avaient été éduqués ? Y a-t-il quelqu’un d’autre dans l’histoire du sionisme religieux qui ait voulu dégénérer ainsi, au plus profond du néant ? Le groupe de Yemina, et avec lui Saar, Valkin, et Haendel, et Hauser, ont décidé que si ce qui vous motive c’est le désir de servir comme Premier ministre et/ou de jeter Netanyahou et/ou de s’occuper de sauver votre carrière politique, alors ce n’est pas grave que vous n’ayez pas de lignes rouges. »

C’est grave en effet. Mais de par là également il semberait bien que le ton, enfin, change, dans les média généraux. Et c’est une bonne chose.

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