La longue saga du soldat Azaria

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La longue saga du soldat Azaria n’est pas encore terminée, et il faut reconnaitre qu’à la fois elle provoque un intérêt public important, et qu’en même temps, effectivement, elle n’est pas sans poser des questions graves et lancinantes quant au fonctionnement des services de sécurité et de l’armée israéliens.

On s’en souvient, lors d’une tentative d’attentat à proximité de ‘Hévron, le soldat Azaria a utilisé son arme à feu contre un terroriste déjà neutralisé, et l’a tué. Bien entendu, un civil avec caméra au poing, comme nombre d’autres, envoyés et subventionnés par les groupes anti-israéliens, était là, et il a filmé… Toutefois, si l’acte de Azaria était interdit, aucun doute qu’il fallait traiter cela avec dureté. C’est donc ce qui s’est passé, et le pauvre jeune est derrière les barreaux depuis lors.

Ses arguments : « Je pensais que le terroriste portait une ceinture explosive, et je l’ai tué avant qu’il ne s’en serve ». Peut-être. Mais qui peut-il conserver sa tête froide en de tels moments terrifiants ? Et là, la question se pose de savoir jusqu’à quel point il est possible de l’exiger de la part de jeunes caporaux, pas encore tellement aguerris, et qui, de plus, ont vu de réelles horreurs autour d’eux, dont certains ont touché leurs propres camarades ?

En tout cas, sa saga n’est pas terminée, et en cette semaine, elle revient au tribunal. Un groupe d’officiers supérieurs veut, cette fois-ci, expliquer en sa faveur quelle était la situation réelle et pourquoi il a agi ainsi.

Sur le plan de la Halakha, qui, évidemment, n’est pas consulté en cette occurrence, il serait intéressant de connaitre la position de nos sources. Peut-on utiliser le principe de : « Quand une personne vient te tuer, devance-le et abat-le » ? Ceci permettrait de tuer tout terroriste qui se prépare à effectuer un acte, mais la loi civile actuelle n’est évidemment pas officiellement aussi « généreuse », bien que… Bien qu’en Israël, et aux Etats Unis, cette conception ait frayé son chemin et que ces deux pays n’hésitent plus tellement à abattre des archi-terroristes, ayant déjà du sang sur les bras, même quand ils se rendent au bureau de tabac acheter des cigarettes.

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Souhaitons que le cas de ce jeune arrive à une issue positive.

 

2 Commentaires

    • Voici justement une belle illustration du débat autour de ce dossier : notre lecteur nous traite ici (gentiment certainement) de fascistes…
      D’un autre côté, la question est de savoir à quel point nous avons l’obligation de respecter des gens qui viennent vers nous, pistolet (ou autre) en main, et nous montrent qu’ils veulent nous tuer, quitte à y perdre leur propre vie. Face à un tel peuple, pour lequel la vie humaine n’a aucune valeur, devons-nous prendre des précautions humanitaires ?

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