Na’hal Tsofim

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Pour la présente rubrique, nous proposons une balade simple, accessible, agréable – en plein Jérusalem !

Le na’hal Tsofim commence, comme son nom l’indique, à partir du Har haTsofim (mont Scopus). Cette colline de Jérusalem bien connue pour l’hôpital Hadassa portant le même nom. Son sommet à 826 m marque la ligne de partage des eaux de pluie entre le désert de Judée à l’est et les monts de Judée à l’ouest. Son nom lui a été attribué pour ses qualités d’observation tout azimut.

Le na’hal Tsofim longe un cours d’eau sec depuis longtemps, mais permettant de drainer des eaux de pluie en hiver. Il a été aménagé voici quelques années en voie cyclable – s’inscrivant ainsi dans un circuit d’une quarantaine de kilomètres autour de la ville. Ceci ne nous empêchera pas de suivre ce na’hal à pied, puisque tel est notre projet.

Pour commencer, nous devons rejoindre un quartier nommé Guivath haMivtar, situé en dessous de Guiva’th Schapira et Guiva haTsorfatith, tous deux limitrophes du Har haTsofim. Le chemin qui nous concerne est à prendre à droite du tronçon pour Guiva’th haMivtar.

Pour les personnes intéressées par un peu d’histoire ancienne, signalons que dans Guivath haMivtar se trouve la tombe d’Aba Cohen, un Juif ayant vécu à la fin du Second Temple ; il ramena de Babel, son lieu d’exil, le corps décapité de l’un des derniers rois de descendance asmonéenne, Mattitiahou ben Yehouda, et l’a enterré dans une caverne funéraire qu’il a achetée dans ce but. Cette tombe n’a été retrouvée que depuis quelques dizaines d’années, dans la cour d’un Juif du nom de Refaël Delarosa, qui a obtenu le droit d’en assurer la bonne conservation (il est joignable au +972 (0) 2.58.24.496).

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Ceci concerne pour ceux qui veulent commencer notre promenade au départ  de son parcours. En vérité, il est possible de rejoindre le chemin plus loin, par exemple au bas du Gan ha’Hamicha ‘assar de Ramath Eshkol, entre autres – mais ce serait un peu dommage.

Il s’agit là d’un chemin agréable, fort abrité. Ainsi, ni la proximité des quartiers situés au sud (Guivath haMivtar, Ramath Eshkol et Sanhédria Mour’héveth), ni celle des immeubles commerciaux et de High Tech de Har ‘hotsvim, ne gênent. Nous ne nous trouvons pas plus incommodés par la route n° 9, qui passe au nord, en-dessous de Ramath Chelomo. Nous voilà en pleine campagne ! Des écriteaux promettent de rencontrer des renards, mais ils ont semblé ce jour-là assez malins pour ne pas montrer leur queue ; en revanche nous avons croisé une biche – espèce pourtant désormais supposée inexistante dans le na’hal Tsofim.

On verra, en partant de Guivath Mivtar, un caveau funéraire datant de la fin du Second Temple, un site de carrière, puis, à la fin, un immeuble servant aux services vétérinaires de la municipalité (l’odeur nous le prouvera…).

A la fin de cette section de la voie cyclable, nous arrivons au tsometh Ramoth. On traversera la route pour prendre n’importe quel autobus de notre choix pour retourner chez soi. Pour ceux qui ne seront pas rassasiés par cette promenade, assez courte et facile (2 km), nous proposons une suite : ayant traversé le kvich Ramoth, poursuivons dans le na’hal suivant, le ‘émeq Arazim (en fait le na’hal Sorek). Nous suivrons la voie cycliste sur quelques centaines de mètres, avant d’arriver à une aire de jeux (Park Arazim). Nous cherchons à monter dans la colline qui se trouve en direction du nord, en passant par l’ancien village arabe de Lifta. Le sentier, marqué en bleu, grimpe bien, et n’est pas sans rappeler des passages du même niveau en haute Galilée !

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Lifta était un village arabe – non sans avoir sans doute représenté une agglomération juive dans le temps ; on avance même le nom de Mé Neftoa’h (cité dans Yehochoua’/Josué 18,14). Dans la période d’avant 1948, ce village servait de poste de tir contre les divers quartiers attenants ; puis, lors de l’indépendance, les Arabes l’ont quitté – pour ne plus y revenir. Cet ensemble de ruines s’est vue désigné en 1980 comme parc naturel. Il y reste, outre les belles maisons anciennes, un bassin d’eau nourri par une source, fort couru par de nombreux jeunes qui viennent s’y baigner.

La montée nous amène à l’important carrefour de l’entrée de Jérusalem (Guivath Shaoul – route vers la Mer Morte), avec un grand choix d’autobus.

La promenade aura pris deux heures.

(Kountrass numéro 190)

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