Une nouvelle notion : la « hasdara »

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Il faudra bien s’y habituer : dorénavant, on devra parler de la « hasdara »…

C’est le cadre selon lequel Israël et le ‘Hamas sont arrivés à un accord de retour au calme provisoire à la frontière autour de la bande de Gaza : non plus une houdna, qui était une notion arabe de trêve à responsabilité limitée, décidée quand on a faire à plus fort que soi, quitte à la trahir dès que cela redevient possible, mais une idée israélienne, la « hasdara », dont la racine est « hesder », arrangement. On ne pouvait plus continuer de la sorte, car les deux partis subissaient trop de conséquences négatives du fait des hostilités, alors on décide d’arriver à un modus vivendi quelconque, à la place d’une paix.

Il ne fait aucun doute que le ‘Hamas qui vit de la promesse de faire disparaître Israël comme justificatif unique de son existence ne pouvait pas se permettre de signer un accord définitif de paix avec ce pays…

Mais pour Israël ? Surtout pour un Liebermann dont le discours était toujours que la première chose qu’il ferait serait de faire disparaitre les dirigeants de la bande de Gaza…

Le pragmatisme l’a donc emporté, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose – bien que les critiques internes, au sein du gouvernement, soient nombreuses, mais il est vrai que l’on est sans doute pas loin d’élections, et qu’il faut donc se faire valoir.

Le principe de la « hasdara » est le suivant : en récompense de l’arrêt des manifestations du vendredi et de l’envoi de cerf-volants incendiaires, le calme revient, les passages de marchandises sont ouverts à 100% tant du côté israélien que du côté égyptien, et les pêcheurs gazaouites peuvent pénétrer assez profondément la mer, alors que cela leur avait été interdits ces temps-ci.

Le point douloureux qui va évidemment être reproché de manière très virulente au gouvernement : les corps des soldats tués lors des précédentes hostilités ne sont pas rendus, et les deux captifs vivants qui sont détenus à Gaza ne sont pas restitués !

Maintenant il est vrai qu’au-delà de l’aspect humain de ces questions, qui est très fort, il faut toujours encore se demander si la libération de 1000 (mille !) terroristes contre la libération d’un Juif (Chalit) se justifiait, surtout que parmi ces mille terroristes certains ont repris leur ancienne direction, et plusieurs Juifs ont trouvé la mort sous leurs coups… Donc il se peut que, de manière très rigoureuse, la présente décision s’imposait.

 

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