Le plan Trump: un piège ou une occasion pour Israël ?

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Se basant sur des sources diplomatiques françaises, le quotidien londonien A-Shark Al-Awsat a révélé il y a quelques jours les principaux points du plan de règlement de paix américain entre Israël et l’Autorité palestinienne. Et effectivement, comme l’annonçait dernièrement l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU Nikki Haley, “Ni Israël ni l’AP n’aimeront ce plan”.

Ces points sont les suivants:

  • La Vieille ville de Jérusalem serait placée sous mandat international.
  • Une partie de la Judée-Samarie deviendrait un Etat palestinien désarmé avec une souveraineté limitée.
  • Israël conserverait le contrôle militaire de la vallée du Jourdain.
  • Les “petites” localités juives seraient démantelées.
  • Il n’y aurait  aucun “droit du “retour”, les “réfugiés” resteraient sur place dans les pays arabes mais recevraient de larges indemnités.
  • Les parties arabes de Jérusalem deviendraient capitale de l’Etat de Palestine.
  • Les lignes d’avant le 4 juin 1967 ne serviraient plus de base aux négociations.
  • L’Egypte aurait une responsabilité accrue pour ce qui concerne la bande de Gaza.
  • Le processus démarrerait dans le cadre d’une conférence internationale qui se tiendrait dans un pays arabe.

Si le plan Trump est effectivement celui-ci, Israël se trouverait devant une situation très délicate. Il serait très difficile à un gouvernement israélien de refuser un plan proposé par une Administration américaine qui est particulièrement pro-israélienne et qui multiplie gestes et déclarations favorables à l’Etat juif. Par ailleurs, aucun plan présenté par les Etats-Unis n’a jamais été aussi proche des intérêts de l’Etat juif, même s’il contient des points inacceptables pour Israël comme la création d’un Etat “palestinien”, le démantèlement de localités juives “isolées” (tragédie du Goush Katif à la puissance dix !) et surtout une forme de partition de Jérusalem. Certains parlent avec une certaine raison de “piège de miel”.

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Mais il s’agit peut-être aussi d’une chance unique pour Israël si l’on tient compte de l’expérience passée. Tous les processus de négociations avec les Arabes palestiniens ont échoué “grâce” au refus de ces derniers qui ne veulent en aucun cas signer un accord définitif avec Israël, n’acceptant pas la présence d’un Etat juif.

Sur Aroutz 7, l’acteur-journaliste-musicien David (Doudou) Elharar propose 7 qu’Israël utilise la tactique du coup de poker: accepter déclarativement le plan américain tel quel, sachant qu’aucun pays arabe et encore moins l’Autorité Palestinienne ne l’accepteront. David Elharar estime que même dans un scénario hypothétique où le Fatah de Mahmoud Abbas acceptait ce plan, toutes les autres factions terroristes le rejetteraient. “Comme il n’existe aucun organisme consensuel du côté arabe palestinien, il n’y a absolument aucune chance que ce plan soit accepté chez eux et ne devienne réaliste”, souligne David Elharar qui rajoute qu’il est impensable que toutes les factions arabes palestiniennes acceptent le droit à un Etat juif, renoncent au droit du “retour”, acceptent d’être désarmées et mettent fin à l’incitation à la haine et à la violence.

Il propose donc qu’Israël accepte tactiquement ce plan tel qu’il est dans un premier temps, afin de mettre l’AP au pied du mur et de présenter la partie arabe palestinienne comme étant le “front du refus”. Israël aurait alors selon lui les coudées plus franches vis-à-vis des Etats-Unis et même de la communauté internationale pour prendre des initiatives qui éloignent définitivement tout risque de voir se créer un Etat “palestinien” au cœur d’Erets Israël.

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Ce processus est d’ailleurs en train de se produire, puisqu’Israël n’a pas encore officiellement réagi à ces informations alors que Mahmoud Abbas en a déjà parlé devant le Conseil national ‘palestinien’. Et ce n’est pas par hasard que pour la première fois, il a interdit à quiconque d’enregistrer son discours, sans doute pour qu’il n’arrive pas jusqu’aux oreilles de Washington. Mais plusieurs hauts responsables de l’AP ont déjà parlé de “trahison” en parlant du plan américain.

Source www.lphinfo.com

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