Aussi proche de la poussière de la terre que de l’éternité…

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On peut lire dans le prophète Hochéa (Osée 2,1) : « Le nombre des enfants d’Israël sera comme le sable de la mer qu’on ne peut ni mesurer, ni compter… »

Trois berakhoth

Reprenant les commentaires que le Midrach Rabba (Bamidbar/Nombres 2,12 et suivants) donne de ce verset, le rav Tsadok haCohen de Lublin ajoute dans son « Pri Tsadik » (Bamidbar/Nombres 2) qu’Israël a été béni de trois berakhoth : par celle des étoiles, celle du sable et celle de la poussière de la terre. « La bénédiction des étoiles, écrit-il, a été donnée à Avraham, comme il est dit : « Porte ton regard vers les étoiles et si tu es capable de les dénombrer, compte-les ». Puis Il (Hachem) lui dit : « Car telle sera ta descendance » (Beréchit 15,5) ». La bénédiction du sable a été donnée à Yits’hak : « Je te comblerai de Mes faveurs, Je multiplierai ta descendance comme les étoiles de la voie lactée et comme le sable des rivages… » (Beréchith/Genèse 22,17). Quant à la bénédiction de la poussière de la terre, elle a été donnée à Ya’akov lorsque l’Eternel lui a dit : « Ta descendance sera comme la poussière de la terre et tu te déploieras vers l’ouest et vers l’est, vers le nord et le sud, et toutes les nations de la terre seront bénies grâce à toi et à tes descendants » (Beréchith/Genèse 25,14).

Toute l’existence d’Avraham, explique le rav Tsadok, a été de purifier son âme pour pouvoir porter son regard vers le Ciel et s’attacher au Créateur. C’est pourquoi Hachem lui dit :  » Porte ton regard vers les étoiles… Car telle sera ta descendance », sous-entendu : elle aussi, elle atteindra ce haut niveau.

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La qualité propre à Yits’hak c’est la rigueur (guevoura). C’est lui l’homme fort, celui qui domine ses penchants. Voilà pourquoi, Hachem lui offre la bénédiction du sable des rivages, comme cela est enseigné dans le : « L’Eternel a offert la sagesse à Chelomo, une grande intelligence, et une perception des choses aussi étendue que l’est le sable des rivages » (Melakhim I,5,9). Car, tout comme le sable retient l’océan, la sagesse est un rempart contre les passions. La mer est en effet une allusion aux désirs débridés. Or, grâce à cette bénédiction du sable, chaque membre du peuple juif possède désormais la force de maîtriser ses envies.

Quant à Ya’akov, Hachem lui a donné la bénédiction de la poussière de la terre. Car si, par malheur, il arrive à un Juif de se retrouver au plus bas niveau qui soit jusqu’à « manger la poussière », ‘has veChalom, il a toujours la possibilité de s’en sortir et de se trouver refuge sous les ailes de la présence divine, faisant alors une complète techouva ; tout cela ayant été depuis le début sous la direction divine du monde… »

  1. I. RUCK

 

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