Quel pays d’Europe s’est opposé au renforcement des pouvoirs de la Finul?

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Le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé le mandat de la Finul, la force internationale « d’interposition » au Sud-Liban. En vue de cette décision, Israël et les Etats-Unis ont oeuvré depuis des semaines afin que ce mandat soit amélioré et que cette force internationale soit plus efficace face aux agissements du Hezbollah dans la zone frontalière avec Israël. Parmi les nouveautés demandées, celle de permettre aux Casques bleus de pouvoir entrer librement et à tout moment dans les villes et villages du Sud-Liban sans devoir demander la permission à l’armée libanais qui on le sait n’est pas capable de s’opposer au Hezbollah. Or le Hezbollah a pris en otage de nombreux villages du Sud-Liban en y entreposant de l’armement ou en y établissant des fortins.

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU Dany Danon avait dénoncé la politique de l’autruche pratiquée par la communauté internationale face à ce qui se passe au Sud-Liban. Il avait appelé à renforcer les pouvoirs de la Finul pour qu’elle puisse remplir le mandat qui lui a été confié et notamment faire appliquer la résolution 1701 votée en 2006 à la suite de la 2e Guerre du Liban et qui prévoit entre autres… qu’aucune autre armée que celle du Liban ou de l’ONU ne devra être présente au sud du fleuve Litani ! La résolution demandait aussi qu’aucune arme ne soit fournie ou vendue à une quelconque armée ou milice hormis l’armée régulière libanaise…

Suites aux efforts diplomatiques israéliens et américains, le secrétaire-général de l’ONU, Antonio Gutteres avait rendu publique une lettre le 1er août dernier appelant à « désarmer tous les groupes armés afin que l’armée régulière libanaise soit la seule à détenir des armes et à exercer son autorité dans le pays ». Un vœu pieux.

La diplomatie française fidèle à elle-même
La résolution adoptée par le Conseil de sécurité a été rédigée par la France, amie et soutien traditionnel du Liban. Le texte reprend des principes généraux, condamne « les violations de la ligne bleue », appelle à la « retenue de toutes les parties » mettant ainsi Israël et le Hezbollah sur le même plan et ne cite pas une seule fois l’organisation terroriste chiite, comme si elle n’existait pas. Mais surtout, sur le plan pratique, l’essentiel est absent: le mandat de la Finul est renouvelé sans modification significative qui pourrait lui permettre d’empêcher les agissements du Hezbollah.
En Israël on se dit déçu (?) de l’attitude de la France, qui a refusé de renforcer les pouvoirs de la Finul au motif que ce renforcement… augmenterait les risques de déstabilisation au Liban ! A Jérusalem on pensait que la découverte des tunnels du Hezbollah allait convaincre la communauté internationale qu’il fallait passer à la vitesse supérieure contre le Hezbollah. Mais c’était compter sans la France.
En langage non-diplomatique cela s’appelle céder face au terrorisme.
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