Les USA vont « rester » dans l’accord iranien mais veulent « l’améliorer » (Haley)

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Elle a déclaré que la décertification de l’accord visait à rendre l’Iran plus responsable.

L’ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, Nikki Haley, a déclaré dimanche que les Etats-Unis « resteraient » dans l’accord nucléaire iranien mais « souhaitent l’améliorer ».

Cette clarification intervient deux jours après que le président américain Donald Trump a annoncé qu’il ne recertifierait pas l’accord historique au Congrès et adopterait une approche plus belliciste envers Téhéran.

« Je pense que nous resterons dans l’accord », a déclaré Mme Haley lors d’une interview accordée dans le cadre de l’émission « Meet the Press » sur NBC. « Ce que nous espérons, c’est que nous pourrons améliorer la situation », a-t-elle ajouté.

« Nous sommes partie prenante à l’accord pour voir comment nous pouvons améliorer la situation. Nous essayons simplement de l’améliorer afin que les Américains se sentent plus en sécurité. C’est le but », a-t-elle expliqué.

« Ce que nous essayons de dire, c’est que l’accord était une incitation. L’accord visait à vous faire mettre un terme à certaines actions », a-t-elle poursuivi en référence à l’Iran.

« Vous n’avez pas arrêté de faire certaines choses. Alors, que faisons-nous pour rendre l’Iran plus responsable ? », s’est-elle interrogée.

Selon l’ambassadrice, Donald Trump a assuré qu »il travaillerait étroitement avec le Congrès pour essayer de trouver quelque chose de plus proportionné. »

Le président américain a appelé vendredi le Congrès à durcir l’accord international qui vise à empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique, sans pour autant aller jusqu’à le « déchirer » comme il l’avait promis en campagne.

Brendan Smialowski (AFP)Le président américain Donald Trump à Washington, le 13 octobre 2017
Brendan Smialowski (AFP)

 

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A l’issue d’un long réquisitoire contre cet accord emblématique conclu en juillet 2015, « le pire » jamais négocié par les Etats-Unis selon lui, M. Trump a annoncé que les Etats-Unis ne se retireraient pas.

Mais il a précisé qu’il ne « certifierait » pas le fait que Téhéran respecte ses engagements, en dépit des assurances en ce sens de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Menaçant d’annuler la participation des Etats-Unis « à tout moment », il a appelé les parlementaires américains mais aussi les autres pays signataires – Russie, Chine, France, Allemagne, Royaume-Uni, à faire preuve de plus de fermeté vis-à-vis de Téhéran.

« Si nous n’arrivons pas à trouver une solution (…), il sera mis fin à l’accord », a-t-il martelé lors d’une allocution d’un peu moins de 20 minutes à la tonalité très virulente à l’encontre du régime de Téhéran qu’il a qualifié de « dictatorial ».

Avant même le discours de Donald Trump, la Russie avait prévenu qu’une « non-certification » pourrait « sérieusement aggraver la situation » et affecter « la prévisibilité, la sécurité, la stabilité et la non-prolifération dans le monde entier ».

Cette annonce de « non-certification » s’ajoute à la longue liste des accords que les Etats-Unis ont quitté – ou menacé de quitter – au cours des derniers mois: partenariat transpacifique (TPP), accord de Paris sur le climat, accord de libre-échange nord-américain (Aléna). Et, depuis, jeudi, l’Unesco, organisation onusienne que la Maison Blanche accuse d’être anti-israélienne.

(avec agence)

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