Séisme dans le Golfe : la guerre contre l’Iran s’étend à 12 pays en 72 heures

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Le conflit perturbe les flux mondiaux de pétrole et de gaz, secouant les marchés internationaux. Si Téhéran prétend ne pas être en guerre contre les pays de la région, la multiplication des frappes iraniennes pousse plusieurs États arabes à envisager une intervention directe contre la République islamique.

Par Barak Ravid | N12 

Le contexte : une extension fulgurante

Seulement 72 heures après le début de l’offensive américano-israélienne, la guerre embrase presque tout le Moyen-Orient, atteint les portes de l’Europe et fait craindre des attaques sur le sol américain. L’opération « Epic Fury », prévue pour durer quatre à cinq semaines selon le président Trump, possède un potentiel d’escalade majeur.

La géographie du conflit (Zoom In)

L’Iran a mis ses menaces à exécution en ciblant non seulement Israël, mais aussi les intérêts américains dans le Golfe :

  • Premières 24h : Salves de missiles et drones sur Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït et le Qatar.

  • Deuxième phase : Extension des frappes à l’Arabie saoudite et à Oman. Lundi, un drone a frappé une raffinerie d’Aramco en Arabie saoudite pour la première fois depuis 2019.

  • Irak : Attaques contre la région kurde et tentatives d’assaut contre l’ambassade américaine à Bagdad par des milices pro-iraniennes.

Le décalage diplomatique (Le point de vue iranien)

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi (notre illustration), martèle que Téhéran ne vise que les bases américaines et Israël. Pourtant, les faits contredisent ces propos : des zones touristiques à Dubaï et des infrastructures civiles dans le Golfe ont été touchées. Ce « fossé » entre le discours et les actes pousse les capitales arabes à bout.

Le front libanais et méditerranéen

  • Hezbollah : L’organisation a officiellement rejoint le conflit dimanche soir. Bien que la majorité de ses tirs aient été interceptés, Israël a riposté par des vagues de frappes massives sur Beyrouth.

  • Déclic libanais : Dans un geste sans précédent, le gouvernement libanais a voté l’interdiction de toute activité militaire du Hezbollah, le Premier ministre Nawaf Salam exigeant le désarmement immédiat du groupe.

  • Europe : Le conflit a touché le sol européen lorsque des drones ont frappé la base britannique d’Akrotiri à Chypre. La Grèce a immédiatement dépêché des frégates et des chasseurs pour protéger l’île.

L’implication des puissances occidentales (Zoom Out)

Le « E3 » (Royaume-Uni, France, Allemagne) a signalé sa volonté d’intervenir activement :

  • Déclaration commune : Les leaders européens ont affirmé qu’ils détruiraient les capacités de lancement iraniennes « à la source » si nécessaire.

  • Logistique : Keir Starmer (Royaume-Uni) autorise l’usage des bases britanniques (Chypre, Diego Garcia) pour frapper les dépôts de missiles iraniens.

Conséquences économiques et sécurité intérieure

  1. Énergie : La fermeture du détroit d’Ormuz (où transite 20 % du pétrole mondial) et l’arrêt de la production de gaz au Qatar ont fait bondir les prix lundi.

  2. Menace sur les USA : Le FBI et le Département de la Sécurité intérieure ont relevé le niveau d’alerte antiterroriste face aux risques de cyberattaques ou d’attentats par des activistes pro-iraniens sur le sol américain.

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