Dans un contexte de guerre et de recrudescence de l’antisémitisme, des responsables juifs du monde entier ont choisi de se parler.
Organisée par le Tisch Center for Jewish Dialogue du musée ANU, avec plusieurs partenaires du monde juif, cette rencontre virtuelle a pris la forme d’échanges rapides en tête-à-tête. 390 conversations sur 582 ont effectivement eu lieu, malgré les perturbations liées à la situation sécuritaire en Israël. Une part importante de ces échanges a ensuite été perçue par les participants comme de véritables connexions utiles, humaines et durables.
Au-delà du format original, l’initiative révèle surtout une préoccupation plus profonde : celle de resserrer les liens entre Israël et la Gola à un moment où le peuple juif fait face à une pression simultanée, militaire d’un côté, identitaire et sociale de l’autre. Pour les organisateurs, il ne s’agit pas seulement de favoriser des rencontres ponctuelles, mais de poser les bases d’une coopération internationale plus structurée entre acteurs communautaires, éducatifs et associatifs.
Cette démarche s’inscrit dans une période où de nombreuses voix appellent à repenser les solidarités juives à l’échelle mondiale. Dans le contexte actuel, marqué par la guerre contre l’Iran et par une hausse des tensions antisémites dans plusieurs pays, ce type d’initiative cherche à transformer l’inquiétude en coordination, et le sentiment d’isolement en stratégie collective.

























