Un rapport américain révèle : quatre employés supplémentaires de l’UNRWA ont participé aux enlèvements et au massacre du 7 octobre. Le FBI et le ministère américain de la Justice envisagent des inculpations, tandis que l’administration Trump œuvre à la levée de l’immunité juridique de l’agence et au durcissement des sanctions contre elle.
Ma’ariv
Selon des révélations de l’administration américaine, au moins quatre employés supplémentaires de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) ont participé activement à l’enlèvement d’Israéliens et à l’aide apportée au massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023.
D’après un article du « New York Post », fondé sur les conclusions d’une enquête du bureau de l’inspecteur général de l’agence américaine d’aide internationale USAID, il s’agit de trois enseignants et d’un travailleur social ayant participé à la détention d’otages civils ainsi qu’à des activités terroristes sur le territoire israélien.
Ces découvertes troublantes devraient alimenter une enquête criminelle fédérale aux États-Unis, alors que le FBI et le ministère de la Justice examinent la possibilité de déposer des actes d’accusation pour implication dans le meurtre et l’enlèvement de citoyens américains durant l’attaque.
À ce jour, plus de 100 responsables et employés de l’UNRWA sont sous surveillance des autorités de contrôle. Les preuves indiqueraient qu’au moins 21 d’entre eux étaient directement liés au Hamas ou ont participé activement au massacre au cours duquel environ 1 200 personnes ont été assassinées et plus de 250 otages emmenés dans la bande de Gaza.
Parallèlement, l’administration de Washington durcit ses mesures contre cette agence vivement critiquée. Alors que l’UNRWA bénéficiait jusque-là d’une large immunité juridique en tant qu’institution de l’ONU, l’administration Trump agit depuis avril 2025 afin de lever cette immunité, dans le but de permettre des poursuites judiciaires contre les personnes impliquées et l’imposition de sanctions économiques.
Dans le cadre de ces mesures, le président a déjà signé en février 2025 un décret présidentiel mettant totalement fin au financement américain de l’organisation, financement qui atteignait auparavant environ 1,5 milliard de dollars.
Un haut responsable du département d’État a déclaré au « New York Post » que cette enquête prouve que l’ONU a totalement échoué dans le filtrage de ses employés.
« Étant donné que l’ONU ne considère pas le Hamas comme une organisation terroriste, ses agences continuent d’employer des personnes identifiées au terrorisme, ce qui expose les fonds d’aide à un risque élevé de détournement à des fins meurtrières », a déclaré ce responsable, ajoutant : « Nous ne le tolérerons plus. »
Jusqu’à présent, un seul haut responsable de l’UNRWA, Hafez Mousa Mohammad Mousa, a été identifié nommément comme ayant servi de commandant du Hamas parallèlement à sa fonction de directeur d’école. Toutefois, des sources diplomatiques estiment que la liste des suspects qui sera publiée ne fera que s’allonger.



























