Drame sans précédent en Iran : le président Pezeshkian a envoyé une lettre officielle à Khamenei – demandant à mettre fin à ses fonctions

1
22

Selon un rapport d’« Iran International », le président iranien Massoud Pezeshkian a demandé à démissionner dans une lettre cinglante adressée à Mojtaba Khamenei, affirmant que le Corps des gardiens de la révolution de la République islamique avait pris le contrôle des centres de pouvoir et exclu le gouvernement de la prise de décision.

Ma’ariv

Une source proche du dossier a déclaré au réseau « Iran International » que le président iranien, Massoud Pezeshkian, a envoyé une lettre officielle au bureau du Guide suprême, Mojtaba Khamenei, dans laquelle il demande à quitter ses fonctions.

Selon le rapport, un haut responsable iranien, qui s’est entretenu sous anonymat avec le réseau, a affirmé que la lettre avait été envoyée au cours des dernières heures et qu’elle avait été rédigée sur un ton inhabituel, critique et ferme. Dans cette lettre, Pezeshkian avertit que l’appareil de gestion de l’État a été concrètement écarté des circuits décisionnels officiels, et que des pans majeurs du pouvoir sont passés sous le contrôle total d’une faction spécifique parmi les commandants des Gardiens de la révolution.

À ce stade, on ne sait pas encore si Mojtaba Khamenei répondra favorablement à la demande de démission du président, mais le contenu même de la lettre témoigne, selon le rapport, d’une rupture profonde et exceptionnelle au sommet du pouvoir de la République islamique.

Pezeshkian a souligné dans sa lettre que la présidence et le gouvernement ont été exclus, dans les faits, des processus décisionnels centraux et vitaux du pays. Selon lui, le vide créé par cette situation permet à des éléments extrémistes au sein des Gardiens de la révolution de prendre le contrôle de la gestion des affaires. Il a ajouté que, dans les circonstances actuelles, il lui est impossible de diriger le gouvernement et de remplir ses responsabilités constitutionnelles, et il a donc demandé à se retirer immédiatement.

Ce développement dramatique intervient après des mois de tensions continues entre le gouvernement et l’appareil militaro-sécuritaire en Iran. « Iran International » avait déjà rapporté par le passé que les Gardiens de la révolution avaient progressivement réduit une grande partie des pouvoirs de l’institution présidentielle, prenant de fait le contrôle des principaux centres de pouvoir de l’administration.

Selon le rapport, dès le 28 mars, des informations ont été publiées concernant de vives divergences entre Pezeshkian et Ahmad Vahidi, un commandant des Gardiens de la révolution qui, selon les rapports, est aujourd’hui considéré comme la figure la plus influente de l’organisation. Des sources ayant parlé à « Iran International » ont affirmé que la racine du conflit réside dans la gestion de la guerre et ses conséquences dévastatrices sur les moyens de subsistance des citoyens et sur l’économie du pays.

Trois jours plus tard, d’autres rapports ont fait état d’un mécontentement croissant de la part de Pezeshkian, qui, selon les sources, s’est retrouvé dans une « impasse politique totale ». Selon ces mêmes rapports, son autorité à nommer des remplaçants pour les hauts responsables du gouvernement tués pendant la guerre lui a également été retirée. Le rapport affirme en outre que Vahidi a clairement indiqué qu’en raison de l’état d’urgence et de la guerre, tous les postes de direction clés et sensibles devaient être choisis et gérés directement par les Gardiens de la révolution, du moins jusqu’à nouvel ordre.

Selon des sources proches du dossier, cette situation a laissé le gouvernement de Pezeshkian dans une impasse politique et opérationnelle : d’un côté, il ne peut pas faire avancer de démarches diplomatiques, et de l’autre, il est incapable de mener à bien les changements qu’il souhaitait effectuer dans la composition du cabinet et la structure gouvernementale.

Si ce rapport est vérifié, il s’agit de l’un des signes les plus graves de crise interne au sommet du régime iranien depuis le début de la guerre. La demande de démission du président, si elle a effectivement été soumise, reflète non seulement une lutte personnelle ou politique, mais aussi une lutte plus profonde pour les véritables centres de contrôle au sein de la République islamique – entre l’institution présidentielle officielle et le Corps des gardiens de la révolution.

1 Commentaire

Laisser un commentaire