Les opérations attribuées au Mossad dans la région n’ont pas eu lieu depuis 2021 et n’étaient pas liées aux événements tragiques d’octobre 2023. Elles visaient principalement à tenter de percer les réseaux militaires et de renseignement du Hamas, mais ces tentatives n’ont pas abouti. Le Mossad, historiquement concentré sur la menace iranienne et les enjeux globaux, n’a pas été aussi impliqué dans la surveillance directe des Palestiniens que le Shin Bet ou l’IDF. Cette distinction explique en partie pourquoi le Mossad n’a pas été autant pointé du doigt pour les défaillances ayant conduit à l’attaque du 7 octobre.
Le contexte de ces révélations est marqué par des tensions internes entre les différentes agences de sécurité israéliennes. Des fuites récentes semblent émaner d’anciens responsables de l’IDF et du Shin Bet, qui reprochent au Mossad de ne pas avoir assumé sa part de responsabilité dans la gestion de la menace. Alors que le directeur du Mossad, David Barnea, a pu achever son mandat complet, plusieurs hauts responsables de l’armée et du Shin Bet ont démissionné ou ont été contraints de partir sous la pression. Ces dynamiques internes soulignent les difficultés à établir une responsabilité claire et partagée dans la préparation et la prévention des attaques terroristes.
Le Mossad n’a pas mené d’opérations significatives à Gaza dans les années récentes précédant l’attaque du 7 octobre, et son implication dans la surveillance de la menace palestinienne reste marginale comparée à celle du Shin Bet et de l’IDF. Les tensions internes au sein des services de sécurité israéliens, exacerbées par les conséquences de cette attaque, alimentent un climat de méfiance et de critiques croisées. Cette situation met en lumière les défis complexes auxquels Israël fait face pour coordonner efficacement ses agences dans la lutte contre le terrorisme et garantir la sécurité de ses citoyens.
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