« D’habitude, j’écris plutôt peu sur les réseaux sociaux, mais aujourd’hui, j’ai senti quelque chose brûler en moi, que je me devais de partager.
Depuis l’incident au cours duquel la prise de contrôle du vol de Fly Dubai par un terroriste a été déjouée, j’ai beaucoup parlé aux médias et on m’a demandé à de nombreuses reprises ce qui, selon moi, avait évité la terrible catastrophe qui aurait pu nous frapper. Aujourd’hui, j’ai reçu une réponse très particulière.
Bien sûr, après notre arrivée sain et sauf sur la terre d’Israël, j’ai ressenti le besoin de remercier beaucoup de monde : les passagers qui ont coopéré, ma femme, ma lionne, tous les pères et toutes les mères qui ont protégé leurs proches, les enfants qui ont fait preuve de sang-froid, et chaque Israélien qui se trouvait dans cet avion.
Mais hier, lors d’une interview avec un groupe de passagers pour une chaîne internationale, en entrant dans les moindres détails, nous avons compris quelque chose de profond : chaque passager du vol avait un rôle précis.
Certains se sont occupés de la communication avec le dispositif de sécurité en Israël.
Un passager a fourni un point d’accès Wi-Fi depuis son téléphone et l’a partagé avec les autres.
-Une passagère a récité des Psaumes.
-Un passager s’est chargé des fils d’écouteurs pour ligoter le terroriste.
-Des passagers ont mis à jour notre position grâce à la carte GPS.
-Une passagère australienne a été la seule à réussir à passer des appels vers Israël depuis un espace aérien hostile.
-Et les exemples sont encore nombreux… Et bien sûr, l’incroyable Yaniv, les adorables Tzvika et Tali, Shota le champion, Or le costaud, et d’autres bons amis encore qui ont prêté main-forte au moment décisif.
Ce matin, après ce grand miracle, je me suis rendu à la synagogue pour la bénédiction de Hagomel. Je ne suis pas quelqu’un de religieux, mais je crois à ma manière. Tout à fait par hasard, la lecture à la synagogue était dans la Bible (Devarim, chapitre 33, verset 26) : “Nul n’est semblable au D4 de Yeshouroun, Qui chevauche les cieux pour te secourir, et les nuées dans Sa majesté.”
J’ai lu le verset, je me suis arrêté, et j’ai été saisi de frissons, comme tous les autres fidèles qui connaissaient l’histoire. Après tout ce que nous avons traversé – la peur, l’assaut, et la prise de conscience de la finesse de la frontière entre la vie et la mort – me retrouver précisément face à ces mots a été un moment difficile à expliquer.
Je ne sais pas si c’est la Providence, une coïncidence, ou simplement un moment qui a pris un sens profond. Mais aujourd’hui, pendant la bénédiction de Hagomel, j’ai ressenti une chose avant tout : de la gratitude. Merci pour la vie, merci pour le miracle, et merci pour le privilège d’être ici pour le raconter.
Am Israël Haï ! »



























