Selon un rapport interne relayé par le New York Times, aucune inspection de routine n’a pu être menée depuis la fin du mois de février
Selon le document, relayé par le New York Times, aucune inspection de routine n’a pu être menée depuis la fin du mois de février. Téhéran empêcherait actuellement l’accès des inspecteurs à 21 sites, parmi lesquels Fordo, Natanz et Ispahan, trois installations centrales du programme nucléaire iranien.
Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, appelle les autorités iraniennes à rétablir rapidement l’accès des inspecteurs. L’agence souligne que l’absence d’informations sur les matières nucléaires et l’impossibilité de vérifier leur présence dans les installations concernées constituent un risque sérieux en matière de prolifération.
La principale inquiétude concerne les stocks d’uranium enrichi à des niveaux élevés. Les dernières données vérifiées par l’AIEA font état d’un total de 9 874,9 kilos d’uranium enrichi, dont 184,1 kilos enrichis jusqu’à 20 % et 440,9 kilos jusqu’à 60 %.
Depuis, l’agence dit ne pas savoir quelle quantité est toujours présente, sous quelle forme chimique elle se trouve, où elle est stockée ni si certaines centrifugeuses continuent de fonctionner ou d’être testées.
L’Iran a également annoncé la construction d’une quatrième installation d’enrichissement près d’Ispahan, mais l’AIEA indique ne pas disposer de localisation précise pour ce site.
Le rapport nuance toutefois ce constat alarmant : les images satellites examinées par l’agence ne montreraient, à ce stade, aucun signe clair d’une reprise massive de l’enrichissement. Les autorités américaines comme iraniennes ont également affirmé que celui-ci n’avait pas repris. Aucun élément vérifié ne permet non plus d’affirmer que l’Iran a assemblé une arme nucléaire.
























