Le ministre Levin après la déclaration des juges : « Amnistie ou annulation du procès de Netanyahou maintenant »

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Le panel de juges du procès Netanyahou a réitéré sa recommandation de supprimer le principal chef d’accusation de corruption dans l’affaire 4000, provoquant un séisme au sein du système politique. Le ministre de la Justice lance une attaque frontale contre les autorités chargées de l’application des lois, exigeant l’arrêt total et immédiat des poursuites judiciaires contre le Premier ministre.

JDN

Le panel de juges siégeant au procès du Premier ministre a réitéré sa recommandation de abandonner le principal chef d’accusation de corruption dans l’affaire 4000, provoquant une tempête au sein du système politique. Le ministre de la Justice saisit cette décision des juges pour lancer une attaque frontale contre les autorités de l’État, exigeant clairement l’arrêt complet et immédiat des procédures judiciaires à l’encontre de Benjamin Netanyahou.

Le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a réagi ce soir pour la première fois à ce développement juridique, s’empressant de rappeler la formule qu’il répète depuis le début :

« Comme je l’ai dit dès le premier jour : il n’y aura rien, parce qu’il n’y a rien. »

Le vice-Premier ministre et ministre de la Justice, Yariv Levin, a publié une réaction virulente et sans précédent, qualifiant la gestion de l’affaire au cours des 9 dernières années de « déni de droit et de justice ». Il a appelé les dirigeants du système judiciaire à saisir l’ultime porte de sortie offerte par les juges pour sauver leur honneur.

« Les autorités chargées de l’application des lois ont eu neuf ans pour apporter les preuves nécessaires concernant la corruption, qui est le principal soupçon forgé de toutes pièces contre le Premier ministre Netanyahou », a fustigé le ministre de la Justice Levin. « Neuf années durant lesquelles aucun moyen illégitime n’a été épargné. »

Levin a clairement indiqué qu’au vu de l’effondrement de l’accusation de corruption, l’État ne pouvait pas se permettre de laisser la procédure s’éterniser : « Le moins que l’on puisse faire maintenant, c’est d’empêcher la poursuite de ce déni de droit et de justice. Empêcher que le Premier ministre Netanyahou ne soit traîné pendant encore des années dans des débats juridiques pour des accusations mineures et sans précédent. »

« Les chefs de l’appareil judiciaire ont reçu des juges une dernière chance de sauver un tant soit peu l’honneur du système, et de réduire, même modestement, les dommages immenses causés à son statut, à la confiance du public et à l’État d’Israël tout entier. Il faut mettre un terme à cet événement destructeur, soit par l’octroi d’une amnistie, soit par l’annulation pure et simple du procès. »

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