Les Arabes ont-ils volé les élections ? La police recadre le Likoud : « Aucun fondement »

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Après que le Likoud a affirmait que les partis arabes avaient volé les élections au moyen de corruption, de fraudes et de menaces, la police précise qu’aucun fondement d’enquête ou de renseignement n’a été trouvé en ce sens. Au Likoud, on soutient au contraire avoir transmis 1 183 plaintes et que les témoins n’ont pas du tout été interrogés.

La police rejette les accusations du Likoud concernant le vol des élections pour la 26e Knesset par les partis arabes, et précise que ces affirmations ne reposent sur aucun élément d’enquête ou de renseignement. Cette réaction intervient après que le Likoud a publié hier un communiqué virulent accusant les partis arabes de corruption, de fraudes, de menaces et de violences dans les bureaux de vote, exigeant l’ouverture d’une enquête approfondie.

« La journée électorale s’est déroulée avec un nombre réduit d’incidents exceptionnels concernant l’intégrité du scrutin, y compris par rapport aux élections précédentes », a déclaré la police. « Il convient de souligner qu’il n’existe aucun soutien d’enquête ou de renseignement aux prétentions faisant l’objet de votre démarche. »

En réponse aux déclarations de la police, Sagi Keizler, responsable de l’intégrité du scrutin dans le secteur arabe pour le compte du Likoud, a affirmé que le parti avait transmis dès le jour du vote 1 183 plaintes au Comité central des élections, accompagnées du détail des faits et des numéros de téléphone de membres de bureaux de vote en mesure d’en témoigner selon lui.

D’après les chiffres fournis par Keizler, les plaintes incluaient 38 cas de corruption, 25 cas d’ingérence policière illicite, 66 cas de violences ou de menaces, 115 cas de vote double et 408 cas d’extraction de données d’électeurs.

« La police et le Comité des élections n’ont appelé aucun témoin. Il semble que la conclusion était prête d’avance », a soutenu Keizler.

Le ministre Ben Gvir s’est également exprimé sur le sujet : « Aujourd’hui, cela doit être plus clair que jamais : quiconque n’est pas loyal envers l’État d’Israël ne doit pas avoir le droit de vote ! Je suis fier d’avoir fait de la vie des terroristes en prison un enfer ! Je suis fier d’avoir fait voter la loi sur la peine de mort pour les terroristes ! Je suis fier d’avoir détruit en un an et demi 10 000 habitations illégales dans le Néguev ! Je suis fier d’avoir instauré une formidable dissuasion ! Je suis fier d’avoir armé le peuple d’Israël contre l’ennemi. »

L’affrontement a débuté suite au communiqué du Likoud d’hier, affirmant que « les élections dans l’État d’Israël ont été volées par des partis arabes soutiens du terrorisme et de la liquidation de l’État juif, au moyen d’infractions pénales graves comprenant la corruption, les menaces, la violence, les fraudes et l’utilisation de logiciels interdits pour inciter les électeurs à voter. »

Le Likoud soutenait transmettre à la police, au Shin Bet et au Comité des élections des centaines de témoignages et de preuves concernant des soupçons d’infractions dans de nombreux bureaux de vote arabes. Entre autres, ils ont détaillé des accusations portant sur des milliers d’enveloppes contenant de l’argent liquide et des bulletins de Ra’am, des menaces et des violences à l’égard de membres de bureaux de vote, une présence multiple de votants derrière l’isoloir, des votes sous de doubles identités, des écarts entre le nombre d’enveloppes et le nombre de votants, ainsi que l’utilisation de logiciels d’incitation au vote interdits.

« Nous exigeons de la police et du Shin Bet une enquête approfondie sur le vol des élections par les partis arabes et l’application rigoureuse de la loi contre les contrevenants », indiquait le communiqué du Likoud. Le parti exigeait également du Comité des élections une prise en compte immédiate pour l’examen des infractions alléguées, lesquelles auraient selon lui porté atteinte à l’intégrité du scrutin et à ses résultats.

« C’est une atteinte grave à la démocratie israélienne et au droit de vote des citoyens d’Israël. Les organismes d’application de la loi doivent agir fermement et immédiatement », a-t-on déclaré de la part du parti.

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