Les États-Unis sous le choc : l’Autorité palestinienne continue de financer le terrorisme, malgré ses promesses

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Un rapport américain classifié établit que l’Autorité palestinienne (AP) a continué de rémunérer des terroristes libérés en dépit de ses engagements. Ces conclusions soulèvent des craintes de violations d’accords et exacerbent les tensions avec les États-Unis.

Ma’ariv – Eli Leon 

L’Autorité palestinienne a versé des salaires à des terroristes condamnés, libérés des prisons israéliennes dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas d’octobre 2025. C’est ce qui ressort d’un rapport classifié du Département d’État américain, soumis au Congrès et obtenu par le site d’information Washington Free Beacon.

Le rapport, rédigé entre août 2025 et janvier 2026, constitue la première détermination officielle de l’administration américaine selon laquelle l’Autorité palestinienne « a fourni des paiements à des terroristes condamnés libérés des prisons israéliennes en octobre 2025, dans le cadre du plan de paix en 20 points du président Trump ».

Des fonds camouflés malgré les démentis

Cette notification au Congrès confirme une conclusion similaire du Département d’État datant de janvier dernier. Bien que le président de l’AP, Mahmoud Abbas, ait affirmé en 2025 avoir annulé le programme surnommé « Pay for Slay » (Payer pour tuer), son gouvernement a continué d’injecter des centaines de millions de dollars aux terroristes et à leurs familles. Le rapport actuel confirme qu’une partie de ces fonds, camouflés via une nouvelle autorité de protection sociale créée l’an dernier, est parvenue aux terroristes libérés en octobre.

Radicalisation des positions et glorification de la violence

Le document est publié environ six mois après le début du cessez-le-feu à Gaza, qui incluait un engagement d’Abbas à mener une série de réformes, dont l’arrêt du financement du terrorisme. Pourtant, l’Autorité palestinienne semble non seulement avoir manqué à ses obligations, mais aussi avoir radicalisé ses positions. Selon l’institut de recherche Palestinian Media Watch, le mouvement Fatah a annoncé que « les terroristes emprisonnés pendant plus de 20 ans recevront des postes de direction ». Tayseer Nasrallah, membre du Conseil révolutionnaire du Fatah, a même déclaré que ces individus siégeraient lors du prochain huitième congrès du mouvement.

Violations multiples des accords

Le rapport détaille une série d’autres violations des accords passés avec les États-Unis :

  • Incitation à la violence : L’AP a « incité et glorifié la violence » et « soutenu le terrorisme via du matériel pédagogique et des camps d’été » inculquant des idéologies djihadistes.

  • Contournement diplomatique : Le gouvernement d’Abbas a rompu sa promesse de résoudre les conflits par des « moyens pacifiques uniquement », tentant d’éviter les négociations directes en poussant pour la création d’un État à l’ONU et en engageant des poursuites judiciaires contre Israël devant la Cour pénale internationale de La Haye.

  • Entrave à la paix régionale : Des responsables de l’AP ont tenté de dissuader d’autres pays de rejoindre les Accords d’Abraham et ont soutenu le mouvement de boycott (BDS).

Réactions à Washington

En conséquence, les États-Unis maintiennent une politique stricte de refus de visas pour les hauts responsables palestiniens. Le sénateur républicain Ted Cruz a réagi en déclarant que ces conclusions prouvent que l’Autorité palestinienne n’a aucune intention d’être un partenaire sérieux pour la paix : « Ils n’ont jamais tenu leurs engagements. Le président Trump a été clair : leur comportement est inacceptable et il faut faire beaucoup plus pour les tenir responsables de la violence qu’ils provoquent. »

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