Les Iraniens ont tenté de changer les règles du jeu, la réaction les a ramenés à la case départ

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L’attaque attribuée à Israël est la bonne réponse, au bon endroit et avec le bon message au déchaînement iranien. • Continuer à contrecarrer les efforts du régime pour armer ses métastases dans la région prouvera que Téhéran a échoué. • Que se passerait-il si l’Iran avait armes nucléaires ? • Israël a l’opportunité de renouveler le régime de sanctions indispensable. •

Ma’ariv – Général de brigade Yossi Koperverser

L’attaque ciblée, attribuée à Israël, contre des bases iraniennes, liée à l’attaque généralisée contre Israël le 14 avril, est la réponse appropriée, qui sert de manière optimale les intérêts israéliens. L’alternative consistant à éviter une réaction sur le territoire iranien ou à entreprendre une réaction massive serait néfaste et pourrait nuire à la réalisation des objectifs stratégiques d’Israël.

L’attaque a clairement montré à l’Iran que non seulement Israël n’est pas vulnérable autant que les Iraniens l’espéraient, comme il l’a montré après avoir réussi à torpiller l’attaque iranienne tout en démontrant une coopération sans précédent avec les pays occidentaux et certains des pays sunnites pragmatiques, mais que l’Iran lui-même est plus vulnérable qu’il ne le pense, et Israël dispose de plusieurs moyens créatifs pour lui faire subir des dégâts.

Le choix des cibles pour l’attaque indique qu’Israël peut atteindre par lui-même les cibles nucléaires proches, et montre en même temps qu’il n’est pas intéressé par une escalade et a donc choisi d’agir contre des cibles militaires distinctes liées à l’attaque iranienne. Il est également possible que ces dégâts permettent à Israël d’agir plus facilement contre des cibles plus importantes à l’avenir, si nécessaire.

Dans le même temps, l’attaque ciblée et la manière dont elle a été menée permettent à Israël d’éviter des tensions indésirables avec les États-Unis et ses autres partenaires occidentaux et arabes, puisqu’ils n’étaient pas impliqués dans l’attaque et que la ligne d’action choisie ne conduire à une escalade et à une détérioration vers une guerre régionale. Les Américains ont clairement indiqué dès le début qu’ils n’avaient pas l’intention de participer à la réponse israélienne et qu’ils s’attendaient à ce qu’elle soit modérée et ne conduise pas à une escalade, et qu’il n’y avait donc pas de place pour une réponse plus large.

Il est vrai qu’Israël doit rester vigilant face à une réponse iranienne, mais il peut désormais revenir en arrière et consacrer ses plus grands efforts à atteindre les principaux objectifs de la guerre, au premier rang desquels l’achèvement du bras de fer du Hamas dans la bande de Gaza en prenant le contrôle du reste du territoire en mettant l’accent sur Rafah et sa purification, la libération des personnes enlevées et l’établissement d’une réalité qui garantira que Gaza ne se transformera pas à nouveau en un centre terroriste. À l’avenir, bien entendu, une nouvelle configuration de la réalité sera nécessaire vis-à-vis du Hezbollah, qui permettra aux habitants de la zone frontalière de rentrer chez eux.

La dissuasion créée par l’activité israélienne contre l’Iran et son attaque iranienne à la réponse mesurée, améliore la liberté d’action contre le Hamas et le Hezbollah. Dans le même temps, nous devons continuer à contrecarrer les efforts de l’Iran visant à renforcer et à armer ses métastases. Il est important de rappeler dans ce contexte que ces efforts ont conduit à l’attaque israélienne sur Damas, qui a poussé l’Iran à tenter de changer les règles du jeu et d’agir contre Israël directement depuis le territoire iranien. Le fait que ces efforts continuent d’être contrecarrés est l’expression pratique de l’échec de la tentative de changer les règles du jeu et a causé un grand embarras au régime extrémiste iranien. Il convient de noter qu’en même temps que l’attaque en Iran, des cibles militaires ont également été attaquées en Syrie, et peut-être aussi en Irak.

L’installation nucléaire d’Ispahan, en Iran (Photo : Reuters) pour mobiliser l’Occident afin de renouveler le régime de sanctions contre l’Iran

Dans le même temps, Israël doit intensifier ses efforts pour resserrer le partenariat international et régional contre l’Iran, afin de tirer parti de ses succès pour freiner la quête d’hégémonie régionale de l’Iran, y compris la perturbation de la navigation dans la mer Rouge, et pour freiner le programme nucléaire iranien. Il suffit d’imaginer à quoi ressembleraient les choses si l’Iran n’était pas un pays au seuil du nucléaire, mais un pays réellement doté d’armes nucléaires. Il y a des raisons de craindre que le régime iranien ne déduise des récents événements qu’il doit percer pour obtenir de telles armes. Il est donc essentiel de réactiver les sanctions qui étaient en vigueur avant la signature de l’accord nucléaire et de déclarer les Gardiens de la révolution comme étant une organisation terroriste. Les sanctions annoncées par les États-Unis et les pays européens suite à l’attaque iranienne sont très limitées et il est très peu probable qu’elles soient renforcées pour dissuader l’Iran.

Enfin, compte tenu de l’attaque généralisée contre Israël, de la progression iranienne vers l’énergie nucléaire et de l’instabilité régionale produite par le régime iranien, ainsi que compte tenu de ses mesures répressives contre le peuple iranien, il est du devoir d’Israël d’essayer d’exhorter ses partenaires, les États-Unis en tête, à aider le peuple iranien à se libérer du fardeau de ce régime terroriste. Tant que ce régime islamiste fanatique restera au pouvoir, il sera difficile d’améliorer la réalité problématique au Moyen-Orient, et même au-delà, compte tenu de ses liens étroits avec la Russie et la Chine, et de sa capacité à mener des attaques dans le monde entier.

>>> Le général de brigade (à la retraite) Yossi Kupervasser est l’ancien chef de la division de recherche de l’AMN, chercheur au Centre des affaires publiques et d’État de Jérusalem (JCPA) et chercheur à l’Institut Meshgav pour la sécurité nationale et la stratégie sioniste.

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