Les terroristes du Hamas et du JIP recyclés en politiciens

Les terroristes du Hamas et du JIP recyclés en politiciens

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Gatestone – Khaled Abu Toameh

Pourquoi l’Égypte chercherait-elle une formule pour faciliter le retour du Hamas sur la scène politique palestinienne ? L’Égypte et le reste de la communauté internationale ne devraient-ils pas plutôt exiger que le Hamas et le Jihad islamique palestinien rendent leurs armes, démantèlent leurs structures militaires et disparaissent de la vie politique palestinienne ?

Cette nouvelle alliance palestinienne pour « l’unité » en cours de planification aurait pour conséquence qu’au lieu de produire de nouveaux dirigeants palestiniens modérés, les élections pourraient aboutir à un parlement où le Hamas, le Jihad islamique palestinien et d’autres groupes rejetant l’union deviendraient des acteurs politiques majeurs et des représentants des Palestiniens.

Est-ce vraiment ce que Washington et ses alliés occidentaux souhaitent ? Les gouvernements occidentaux se complaisent-ils une fois de plus dans l’illusion que des organisations terroristes islamistes peuvent se transformer en partis politiques légitimes ?

Les membres du Hamas peuvent troquer leurs uniformes militaires contre des costumes. Ceux du Jihad islamique peuvent remplacer leurs fusils par des affiches électorales. Ils peuvent parler de démocratie, d’élections et de partenariat politique. Rien de tout cela ne change fondamentalement leurs intentions.

Une « catastrophe orchestrée par l’Occident » pourrait se profiler, où la responsabilité du Hamas serait remplacée par des tentatives de sauvetage politique de l’organisation. « Il ne faut plus jamais confier la politique palestinienne au Hamas. Il devrait faire face à une forme de justice post-défaite, comme l’Allemagne nazie après la Seconde Guerre mondiale ou les régimes baasistes d’Irak et de Syrie après leur effondrement. Pourquoi offrir une stratégie de sortie ou une échappatoire politique à une organisation terroriste vaincue qui a infligé d’immenses dommages à son propre peuple, à ses voisins et à toute la région ? Quelle promesse électorale le Hamas pourrait-il bien présenter pour être digne d’être pris en considération lors des élections palestiniennes ? Plus de guerre et de djihad (guerre sainte) ? Plus d’échecs de gouvernance ? Plus de corruption et de détournement d’aide ? Le Hamas est une force épuisée, un objet usé et mis au rebut, une entité détruite qu’on ne peut ni réparer ni réorienter. » — Ahmed Fouad Alkhatib, analyste palestino-américain de Gaza, X. 21 août 2026.

« Les gouvernements, les élites et les observateurs occidentaux continuent de faire preuve d’une naïveté remarquable à l’égard du Moyen-Orient, de la culture politique arabe et des mouvements idéologiques. La démocratie ne se résume pas à voter dans un isoloir. C’est la création d’une tradition démocratique, d’une société libre, d’un environnement médiatique ouvert et d’une éthique civique qui ne soit pas guidée par l’idéologie, la religion ou l’extrémisme. Les États-Unis, sous une administration républicaine il y a vingt ans, ont commis une grave erreur en insistant sur la tenue d’élections incluant le Hamas. L’administration Trump répétera-t-elle la même erreur ? » — Ahmed Fouad Alkhatib, X, 21 août 2026.

Le problème de l’approche occidentale résidait alors dans l’hypothèse que la participation aux élections modérerait le Hamas. Or, le Hamas a instrumentalisé les élections pour gagner en légitimité et en pouvoir, tout en conservant ses armes, son idéologie et son infrastructure terroriste.

Rien ne permet de croire que la situation serait différente aujourd’hui. Le Hamas et le Jihad islamique palestinien pourraient même accepter des conditions habilement formulées pour pouvoir participer. Ils pourraient aller jusqu’à déclarer accepter un État palestinien aux côtés d’Israël. Ils diront tout ce qu’il faut pour obtenir un accord politique.

Les vraies questions devraient être plus simples : le Hamas, le Jihad islamique palestinien et les autres organisations terroristes palestiniennes reconnaîtront-ils le droit d’Israël à exister ? Renonceront ils au terrorisme ? Déposeront-ils toutes leurs armes ? Démantèleront-ils leurs branches militaires ? Abandonneront-ils le djihad comme moyen d’éliminer Israël ?

À moins que la réponse à toutes ces questions ne soit un oui sans équivoque, les terroristes ne devraient jouer aucun rôle dans les élections, le gouvernement ou la prise de décision palestinienne.

Après le 7 octobre 2023, la communauté internationale devrait discuter de la manière d’éliminer le Hamas et le Jihad islamique palestinien de la vie politique et militaire palestinienne, et non de la manière de les aider à obtenir des sièges au Parlement.

Khaled Abu Toameh est un journaliste primé basé à Jérusalem.

JForum.fr avec gatestoneinstitute.org

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